ACTE III, SCKNK III iT.Î
(.riiisâoit lie Jour en jour sous vos yeux mateniels. A ma \ive amitié je mesurois la sienne. Mon père fut le sien , sa mère étant la mienne. Vous cultiviez en moi des sentiments si doux: Ils faisoient notre joie. Xh '. madame, est<e à vous. Quand la mort nous 1 enlevé , est-ce à vous d oser croire Qu'un autre le fi.>urn>it bannir de ma mémoire? Qui *eroit-ce? Jamais Frédéric à mes yeux , Tout soumis qu'il paroit , ne fut plus odieux.
LÉONOR
Encore est-ce un bonheur que, dans notre infortune.
Il sache commander a sa flamme importune ,
Et que l'usurpateur, jusqu'ici son appui,
Semble craindre a présent de vous unira lai.
Oh! que, vous voyant libre et moins tyrannisée.
Étrangement tantôt je m'etols abusée !
\ de justes remords j'imputois sa douceur;
Mai? ccst qiiii ne voit plus d'obstacle à s;) grandeur;
Ne craignant pins mon fils , il n'a plus rien à craindre ,
Plus rien qui maintenant le force à vous contraindre.
Il ne s'etoit plie qui des raison.s detat,
Qu'il a su mieux trancher par un assas^ixiat.
A D É I. A i D F. , i>»>j>anl nppmchtr Rrydolphe. Madame, attendon.s-nous à quelque ordre sinistre... I.e tvran se fait craindre a 1 a.spect du ministre.
i64 GUSTAVl'.-VVASA.