CASIMIR, ADÉLAÏDE, SOPHIE
ADÉLAÏDE, à Casimir, qui veut ressortir dès qu'il l'a vue.
Casimir, Casimir, pourquoi me fuyez-vous? Ce jour auroit-il mis le comble à nos misères?
CASIMIR
Vous remontez, madame, au trône de vos pères.
ADÉLAÏDE
.Je puis y regretter l'état où j'ai vécu, (ùistave, Léonor?...
CASIMIR, l'interrompante
Christierne est vaincu.
ADÉLAÏDE
Et peut-être venjT[é ?
CASIMIR
Non; mais tout prêt à l'être.
Ah ! vous n'avez rien fait.
CASIMIR
.Vyant \a fuir le traître, Qui du milieu des flots brave à présent nos coups, Gustave impatient revenoit près de vous; Mais, par des furieux qui refusoient la vie. Presque de pas en pas sa course ralentie Veut qu'il combatte encore, et vainque à chaque instant. « Ami, prends, m'.i-t-il ilit, un soin plus important;
ao4 GUSTAVE-WASA.
« Je saurai disperser cette foule impuissante. R Dans la tour cependant ma mère est gémissaute. « Chasse de devant elle et la crainte et la mort; « Et , pour la rassux-;;r , instruis-la de mon sort. » Je le quitte et j'accours. Mais, hélas! du rivage. Sur un navire exprès approché de la plage , Je découvre, (o spectacle où de la cruauté Triomphe sous nos yeux l'horriijie impunité! ) Christierne, à ses pieds, d'une main forcenée. Tenant sur le tillac Léonor prosternée, Et de l'autre déjà haussant, pour se venger, Le fer étincelant tout prêt à l'éfjorger. A cet aspect vers lui nos mains sont étendues; Du peuple suppliant le cri perce les nues. Pour une heure le coup demeure suspendu, Et par un trait lancé ce billet est rendu. (// lui donne un billet.) ADÉLAÏDE, prenant le billet.
Ah ! je ne vois que trop le choix qu'on nous y laisse !