ACTE 11, SCENt m. 2U
Ou ine l'a dit très riche, et je le crois.
If A RI NE.
La peste !
Il fait de l'or : mais chut , il a d'autres secrets Plus utiles eucor, plus mres, plus parfaits ; Avec certaines eaux qu'il compose lui-même, Il vous fait vivre un homme un siècle, au-delà même. Il en est bien la preuve; a cinquante et six ans. On lui voit les couleurs, les yeux des jeunes gens.
Comment donc, et pourquoi ne pas servir sa flamme ?
MARINE
Fi donc ! d'un médecin ma maîtresse être femme! Tous ces gens-là, monsieur, à l'intérêt soumis. Haïssent la sauté jusque chez leurs amis: Elle n'en voudroit point,..
Que m'importe Dorise?
Je le prendrois pour moi.
M A RI ni:.
N'est-elle pas |iromise A ce sot arrivant? En vérité c'est lui Qui de nos jeunes gens comme vous m'a guéri.
Il n'aura pas ma Elle.
MARIN E
Eu ami de sou père,' Vous la lui donnerez, et vous ne pouvez guère...
2o8 LA DOUBLE EXTRAVAGANCE.
ORGON
Je t'assure que non; et je délibérois Q;ù de mes vieux amis tantôt je choisirois : Car je veux au plus tôt finir ce mariage. Ce beau fils de famille a projeté, je gage. D'avoir avec Dorise un entretien secret , Et de gagner son cœur, pour nuire à mon projet; Mais j'aurai le plaisir, eu terminant l'affaire, De bien berner un fat qui ne sauroit me plaire. I) abord sur Alcidon j'avois jeté les yeux; Mais, je te l'avouerai, ton parti me plait mieux, Marine ; un médecin se préfère à tout autre : S'il ne revenoit plus?
Quelle erreur est la vôtre?
H aime...
Eh bien?.
ORGON
MARINE
Eh bien !... Il reviendra cent fois.
ORGON
Il faut bien que Dorise approuve notre choi.v. Lu médecin pareil est un trésor, Marine : Je braverois dès-lors la vieillesse assassine.
MARINE
Si c'étoit lui , monsieur? j'entends quelqu'un.
Va voir :
Dorise aime son père, et c'est là mon e.^poir. Cette fille pourtant a du bon, et je l'aime.