‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Saintfoix, Gresset, et BretChapitre 117 sur 144 · ACTE II, SCEM: IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCEM: IV

Et ceux qui le» suivront eu auruut eucor plus.

LÉAXDRE.

Ou ne peut pas mieux dire et penser lù-iiessus.

o R G o .\ . Enfin vous mo plaisez , et je vous prentls pour f[endre. Oui, \ous seul à ma fille avez ùioit de j)rétendre : Je vais vous la chercher, et reviens à l'instant; Tâche de l'amuser, Marine , en atteadaut.

SCÈINE V.

LÉANDUE FILS, MARINE.

MARI -N E

Et d'un dans nos filets. Vous avez fait merveille : Le principe de vie a tlattê son oreille. Moi-même j'ai pensé croire, en vous écoutant, <^u'en effet vous aviez ce secret important : Comme vous en parliez!

léandre.

Sans pourtant me comprendre.

M ARl-N E.

En vérité?

LÉANDRE

D honneur.

MARIN r.

Moi , je croyois l'entendre.

Et voilà ce que font ces grands diables de mots; Ils ne manquent jamais de convaincre les sots.

Quoique jusqu'à présent la fortune nous rie,

J'ai honte d'employer la charlatanerie :

Nous nous jouons tous deux d'un homme simple et bon,

Du père de Dorise, un galant homme...

MARINE

Bon!

LÉAXDRE.

A quelle fausseté ma tendresse m'embarque !

MARI -N E

Il est bien temps, ma foi, d'en faire la remarque : Voulez-vous vous dédire? il m'en vient le dessein.

Ah! je perdrois Dorise...

Allons donc notre train :

Il n'est plus question que de voir ma maîtresse.

L É A iN D R E.

Tu veux que je dérobe à ses yeux ma jeunesse.

MARINE

Oui... Si nous la trompons, c'est agréablement.

Tâchez d'en triompher sous ce déguisement,

La gloire en est plus grande; et, sans nous compromettre

Aux ordres paternels laissons-la se soumettre.

La mettant du secret , il faut vaincre son cœur :

Et qui nous répondra d'en chasser la froideur?

Et puis je tremblerois, l'eussiez-vous attendrie,

Qu'elle ne découvrit notre supercherie.

Elle tromper son père? il n'y faut pas compter;

Elle iroit malgré nous peut-être tout conter :

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