SCENE VIII ag
la seule chose qui peut me combler de joie, et me douncr la satisfaction la plus sensible.
LA FÉE
Pour vous prouver que je vais toujours aunlevant de tout ce qui peut vous faire plaisir, je veux bien vous dire que votre Charmant étant parmi les hommes d'une espèce qu'on appelle petits-maîtres, il est impossible de le faire penser, et de lui inspirer la raison; mais que d'ailleurs il ira, viendra, rira, pleurera, se jettera à vos genoux, paroitra tendre, soumis, complaisant, amoureux, inquiet; et cela machinalement, comme tous ceux de son espèce.
LCCINDR.
Machinalement !
LA KEt.
H fera plus ; il sifflera , fredonnera . et chantera même certains airs et des paroles. .
LCCiitDE, avec transport. Ah! faites qu'il chante, je vous prie.
LA FEE
Volontiers. Mais songez toujours que ces perroquets n'ont qu'un jargon, une luite de mots et de lieux communs , qu'ils prononcent au hasard, et qu'ils répètent à presque toutes les femmes indifféremment . et comme ds les ont appri>.
3o L'ORACLE.
LL'CISDE.
Vous me l'avez dëja dit. Vou;» m impatientez. Faites-le donc chanter.
LA FÉE, baSf à Alcindor.
Vous voyez le rôle que vous avez à jouer. (haut.) Il faut préluder un moment, et l'exciter comme l'écho.
[Elle chante.)
Tout ce qui respire...
ALCIKDOR paraît ébranlé y ému^ et comme un homme qui se réveille.
(^11 chante.) Tout ce qui respire...
LUCINDE
Ah ! ma bonne !
ALCINDOR chante.
Reconnoît l'empire Du charmant Amour.
LUCINDE
Le son de sa voix pénètre jusqu'au cœur.
ALCINDOR chante.
Je perds le souvenir d'un oracle odieux...