ACTE II, SCENK VII
6i j'allois m'enchaiiier; et je ne >uus \ois pas Lt' plus petit scrupule à lu'ôter d'embarras.
CLE ON
Mais lualheureiLseiueut ou dit que votre mère Par Je mauNais couseils s'obstine à celte atlaire . Klle a chez elle un liuiume , ami de ces geus-ci. Qui, dit-on , avec elle est assez bien aussi ; Uu Ariste, un esprit d'assez, ^jrossière étoffe; C'est une espèce d'ours qui se croit philosophe : Le cuiuioissez-vous?
VALÈRE
Non, je ne l'ai jamais vu; chez moi depuis six ans je ue suis pas venu : Ma mère m'a mandé que c'est un homme sage, Filé depuis lonjj-femjis dans notre voisinage; Que c'étoit son ami, son conseil aujourd'hui, Kt qu'elle pretendoit me lier avec lui.
Je ne vous dirai pas tout ce qu'on en raconte; Il vous sufËt qu'elle est aveugle sur son compte : Mais moi, qui vois pour vous les choses de sang-troid, Au fond je ne puis croire Ariste un homme droit : Géroute est son ami, ceia depuis l'enfance.
YALÈRE.
A mes dépens peut-être ils sont d'intelligence?
Cela m'en a tout l'air.
VALÈRE
J'aime mieux un procès :
J'ai des amis là-bas , je suis sûr du succès.