‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 142 sur 216 · ACTE III, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE II

Dans ses rsssentiments plus qu'euv tous affermi, Tuîlus est des Romains le plus grand ennemi : .)'ai préféré Tullus; et, s'il étoit un homme Qu'un plus ardent courroux animât contre Rome, Plus fait pour la combattre et pour la renverser, C'est à lui que ma haine eût voulu s'adresser.

TCLLUS. •

Ah ! puisque, s'emportaut à cet excès d'outrage, Kome a contre elle-même armé ce grand courage, Les dieux, qui trop long-temps ont servi son orgueil. De son ambition marquent enfin l'écueil. Qu'elle tremble : le sort ne nous est plus contraire, Marcius est pour nous : je sais ce qu'il peut faire. Le Volsque , en ses desseins par toi seul confondu. Retrouve dans toi seul plus qu'il n'avoit perdu: A mes concitoyens j'en vais porter la joie; Qu'ils sachent quel secours le destin leur envoie. Quoique leur général, et nommé par leur choix. Du conseil assemblé je dois prendre les voix : Je dois en leur pouvoir moi-même te remettre, Mais compte sur l'appui que j'ose t'en promettre. Je vais à tous nos chefs, appelés en ces lieux. Montrer Coriolan comme un présent des cieiix; Et tu les verras tous, d'un transport unanime, Faire éclater pour toi le zélé qui m'anime. Demetue. et de mes soins attends l'heureux effet.

a2o CORIOLAN.

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