‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 205 sur 216 · ACTE IV, SCÈNE II. 3o · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II. 3o

De braves citoyens, ennemis des pervers; Ils ont pris ma querelle, ils ont biisé mes icr», Ces ters dont aujourd'hui l'ennemi qui m'opprime Crut devoir me charger pour consommer son crime. De cette liberté mon amour s'est servi; Et tandis qu'Appius, de peu des siens suivi , Alloit au capitole assembler ses cohortes, Nous marchons au palais; j'en enfonce les portes.; Je cours à Virginie, et d un bras furieux Je l'arrache aux licteurs. Hélas! ses tristes yeux, Dans ce terrible instant fermés à la lumière. Se sont rouverts enfin, et pour revoir un père. Ne croyez pas pourtant le péril écarte : Le féroce Appius, de sa honte irrité.

Des dernières horreurs, .sans doute, nous menace. Sachons quels nouveaux coups prépare son audace : Je vais m'en assurer, et veux dans un moment Vous informer moi-même...

VIRGINXr.

Oii vas-tu. cher amant':' Je frémis des dangers où ton amour t'expose, Connois-tu le tyran? sais-tu tout ce qu'il ose? 8ais-tu contre tes jours ce qu'il jieut attenter; Que la nuit couvrira les coups qu'il veut porter; Et tu peux t'éloigner ! Et, m.ilgré ma prière...

Votre époux sans effroi vous laisse avec un père Je crai'iis peu pour ma vie : hélas! elle est à vous L'orage suspendu gronde toujours sur nous. Voyons ce qu'Appius peut encore entreprendre,

.o6 VIRGINIE.

Ce que font nos amis, s'ils peuvent nous défendre. Je von? quitte, il le faut, et revole en ces lieux. J oi, Menés, suis mes pas.

[Il sort.)

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