‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 211 sur 216 · ACTE IV, SCÈNE VI. 3i · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VI. 3i

Ne me conseille point de tenter l'impossible. J'oppose à l'oppresseur un courage invincible; Et sur son tribunal, d'un regard affermi. J'oserai défier mon indigne ennemi.

Dans les transports affreux qu'en mon ame il fait naître. Je sens que j'ai besoin de l'aspect de ce traître. Ce n'est que devant lui que je puis éclater... Que dis-je? ce n'est plus le temps de consulter. ( La nuit se dissipe par degrés sur la scène. ) Des premiers traits du jour cette enceinte s'éclaire,

( à sa fille. ) Viens, marche sous l'appui de ce bras tutélaire, Et souviens-toi sur-tout que je suis près de toi

PLAUTIE.

Vous voulez...?

VIRGIN lus.

Je le veu.K. Venez, et suivez-moi Mon courage s'indigne en voyant vos alarmes.

( Il ôte son casfjue et son épée. )

PLAUTIE.

Eh quoi ! dans ce moment vous déposez vos armes !

La loi me les défend quand je suis dans ces murs. Elles seroient d'ailleurs des secours trop peu sûrs.. Ta défense, ma fille, est dans le cœur d'un père.

ICILIUS

Vous ranimez le mien. Je vous en crois; j'espère Que du sort vos vertus fléchiront le courroux. Et d'un pouvoir coupable arrêteront les coups

3i4 VlIiGKME.

C'est pour nous sauver tous que le ciel vpus rçi^n^iie

Entendra-t-il nos vœux?

Ma fille, sois Rooiaiue, Et prends les sentiments dont je suis animé; Crois que pour ton honneur je suis toujours arme Allons, Icilius, prenez soin de Plautie; V.t moi , je conduirai les pas de Virginie

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