ACTE I, SCtNE IV
Mais jamais à ina bouche un mot n'est échappé Oui pût trahir ce cœur ainsi préoccupé. Qu'il m'en coiitoit, 6 ciel ! sur-tout en sa présence! Que je me rcprochois ce rigoureux silence!... Cependant je songeai quel seroit mon destin, Mes yeux long-temps distraits s'y fixèrent enfin. L'effrayant avenir où s'égaroit ma vue >ie m'offroit qu'un abyme où j'étois attendue : Je vis que j'y tombois sans espoir d'en sortir, Et j'entendis la voix de l'affreux repentir. Je vis que, dès l'enfance au cloître destinée, Moi-même par mon choix je m'étois enchaînée; Que mon père, affermi dans ses engagements. Ne consulteroit pas mes nouveaux sentiments; Qu'à son ambition j'allois être immolée : Je me sentis alors de mes maux accablée; Alors je m'indignai du fardeau de mes fers, Et je tendois les mains à des liens plus chers. J'aurois voulu franchir la terrible barrière, Et me réfugier dans le sein de ma mère.
LE CURÉ
Que n'y déposiez-vous vos plaintes, vos douleurs?