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SCÈNE PREMIÈRE AGÉLAS et AGÉNOR, suite du roi

AGÉNOR

Criséis. par votre ordre, en ces lieux va se rendre ; Et vous pouvez bientôt et la voir et l'entendre. Mais si je puis, seigneur, avec vous m' exprimer. Votre cœur me paraît bien prompt à s'enflammer.

AGÉLAS.

Je ne te cache rien de l'état de mon âme. Tu vis naître tantôt cette nouvelle flamme : Sois témoin du progrès ; mes feux sont parvenus. En moins d'un jour, au point de ne s'accroître plus. J'adore Criséis : à chaque instant, en elle Je découvre, je vois quelque grâce nouvelle. Ne remarques-tu point, comme moi, ses beautés? Ses airs dans cette cour ne sont point empruntés ; Son esprit se fait voir, même dans son silence : Elle n'a rien des bois que la seule naissance.

AGÉNOR

De ces feux violents quelle sera la fin ?

AGÉLAS.

Je ne sais.

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