ACTE III — SCÈNE IV
ISABELLE
Quoi ! c'est là le parti que vous me proposiez ?
DÉMOPHON
Eh ! oui, si dans mon choix vous ne me traversiez,
Si votre sot dégoût et vos foUes pensées
Ne rompaient mes desseins et toutes mes visées.
ISABELLE
A ne vous point mentir, depuis que je l'ai vu. Mon cœur n'est plus si fort contre lui prévenu.
DÉMOPHON
Vous voyez ce que fait l'autorité d'un père.
Vous n'avez plus pour moi cette haine sévère ? Et votre œil sans dédain s'accoutume à me voir ?
ISABELLE
Mon père me l'ordonne, et je suis mon devoir.