‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 246 sur 345 · MÉNECHME, VALENTIN, FINETTE · texte numérisé non relu

MÉNECHME, VALENTIN, FINETTE

C'est Ménechme lui-même.

A Ménechme.

A vos ordres, monsieur, vous me voyez rendu.

MÉNECHME, à Valentin.

\'ous m'avez, en ce lieu, quelque temps attendu ;

Mais j'ai cherché longtemps un papier nécessaire. Pour aller promptement finir chez le notaire.

FINETTE, à Ménechme, qu'elle prend pour le chevalier.

Ma maîtresse, rompant avec vous tout à fait, M'envoie ici, monsieur, demander son portrait. Ses lettres, ses bijoux. En nous rendant les nôtres, EUe m'a commandé de vous rendre les vôtres. Les voilà.

Elle tire de sa poche une boîte à portrait et un paquet de lettres.

MÉNECHME, à Finette.

Tout ceci doit-U durer longtemps ?

FINETTE

C'est l'usage parmi tous les honnêtes gens : Quand il est survenu rupture ou brouiïlerie, Et que de se revoir on n'a plus nulle envie. On se rend l'un à l'autre et lettres et portraits.

C'est l'usage ?

Oui, monsieur ; on n'y manque jamais.

Ce garçon vous dira que cela se pratique, Lorsque de savoir-vivre et de monde on se pique.

VALENTIN

Pour moi, dans pareil cas, toujours j'en use ainsi.

Savez-vous bien, m'amie, enfin que tout ceci M'ennuie étrangement, me lasse et me fatigue ; Et que, pour vous pa^'er de toute votre intrigue. Vous pourriez bien sentir ce que pèse mon bras ?

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