‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 262 sur 345 · MÉNECHME, DÉMOPHON, ISABELLE, ARAMINTE, FINETTE · texte numérisé non relu

MÉNECHME, DÉMOPHON, ISABELLE, ARAMINTE, FINETTE

DÉMOPHON

Heureusement ici je vois venir mon gendre.

A Ménechine.

Vous n'amenez donc pas le notaire en ces lieux ?

J'ai cherché son logis en vain une heure ou deux.

Et je viens vous prier de m'y vouloir conduire. Toujours quelque fâcheux a pris soin de me nuire.

DÉMOPHON

Je l'attends ; et je crois qu'il ne tardera pas.

L'un, du bout de la place accourant à grands pas,

Comme le plus chéri de mes amis fidèles,

Me vient de ma santé demander des nouvelles ;

Un autre, à toute force, et me serrant la main,

Me veut mener souper au cabaret prochain ;

Celui-ci, m'arrêtant au détour d'une rue.

Me force à lui payer une dette inconnue :

Et de tous ces gens-là, me confonde l'enfer,

Si j'en connais aucun, non plus que Lucifer !

ARAMINTE, à Ménechme.

Traître ! c'en est donc fait malgré ta foi donnée, Tu te veux engager dans un autre hyménée. Malgré tous tes serments, malgré ton premier choix !

Ah ! nous y voilà donc encore une autre fois !

Tu me quittes, perfide, ingrat, cœur infidèle ! Tu te fais un plaisir de ma peine cruelle ! Tu me vois expirante et cédant à mon sort, Sans donner seulement une larme à ma mort. Elle tombe sur Finette.

Cette femme est sur moi rudement endiablée ! Il faut assurément qu'on l'ait ensorcelée. Faudra-t-il que toujours je sois dans l'embarras De voir une furie attachée à mes pas ?

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