‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 330 sur 345 · SCÈNE VIII LISETTE, ÉRASTE, CRISPIN · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII LISETTE, ÉRASTE, CRISPIN

LISETTE, se jetant dans le fauteuil.

Miséricorde ! ah ciel ! je me meurs : je suis morte.

ÉRASTE, à Lisette.

Qu'as-tu donc, mon enfant, à crier de la sorte ? 16 «

LISETTE

J'étouffe. Ouf, ouf, la peur m'empêche de parler,

CRISPIN, à Lisette.

Quel vertigo soudain a donc pu te troubler ? Parle donc, si tu veux.

LISETTE

Gérante...

CRISPIN

Eh bien ! Gérante...

LISETTE, se levant brusquement.

Ah ! prenez garde à moi !

CRISPIN

Veux-tu finir ton conte ?

LISETTE

Un grand fantôme noir...

ÉRASTE

Comment donc ? que dis-tu ?

LISETTE

Hélas ! mon cher monsieur, je dis ce que j'ai vu. Après avoir conduit ces messieurs dans la rue. Où la mort du bonhomme est déjà répandue. Où même le crieur a voulu, malgré moi, Faire entrer, avec lui, l'attirail d'un convoi ; De la chambre, où gisait votre oncle sans escorte. Il m'a semblé d'abord entendre ouvrir la porte ; Et, montant l'escalier, j'ai trouvé, nez pour nez. Comme un grand revenant, Géronte sur ses pieds.

CRISPIN

De la crainte d'un mort ton âme possédée T'abuse, et te fait voir un fantôme en idée.

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