URBIN, GARDES, EUPHÉMIE
URBI.N, à Euphémie.
Vous voyez un captif qui rougit peu de lêtre ; La chaîne de Bayard va m'honorer peut-être. Il marchoit vers la ville, à côté de Nemours, Quand tous les Espagnols, par le pont du Secours, Ont tenté de ce fort une attaque perfide. Sur l'ordre de son chef, Bayard, d'un pas rapide, Court à ce pont fatal, le voit sans défenseurs, S'élance , arrête seul les Espagnols vainqueurs, Fait revoir cet exploit, prodige de l'histoire. Qu'on disoit fabuleux, mais qu'il nous force à croire. Après un long combat les siens l'ont secouru. Ils alloient triompher, quand j'y suis accouru: De ce choc décisif je seutois l'importance; Mais le nombre des miens, leurfière contenance, A ce torrent fougueux ne peuvent résister; Leur courage impuissant ne sert qu'à l'irriter. Redoulîlant des Français l'indomptable furie, Dans son dernier soldat Bayard se multiplie;