UN SOLDAT THRACE, ZELMIRE, POLYDORE
LE SOLDAT, à Zelmire.
Le ciel, qui me rendit téraoin de vos vertus, M'a fait voir un forfait encor plus incroyable. Le complice d'Azor, son bourreau détestable, C'est Aniénor lui-même.
Anténor!
POLYDORE, au soldat.
Lui?
LESOLUAT.
Seigneur, Vous savez quelle adresse et quelle heureuse erreur, A vos fiers ennemis déduisant votre fuite. De ceux (jui vous gardoient excusa la conduite. Depuis, cessant pour vous des pas trop hasardés, Guidaur toujours d'Azor les soldats affidés, Je tàchois d épier cette cour .^i cruelle. Et de vous servir mieux en modérant mon zèle , Jusqu'au jour préparé par mes soins les plus doux, Où \ers les champs troyens je fuirois avec vous : Cette nuit, près d'Azor, je revenois l'instruire Du succès d'un devoir qu'il m'avoit su prescrire. Je l'ai trouve sanglant, de son lit renversé. De trois coups dans le sein mortellement percé. « Je ne veux de secours, dans ce moment terrible,