II EMU
Vos désirs sout ma loi : je pars, et je revieu...
BLAXCHE.
Juste ciel !
HCN RI.
Sans espoir, tenter cet entretien.
Vous allez vous remettre à la foi d'un parjure
3i2 PIERRE LE CRUEL.
Qui s'est fait en tout temps un jeu de l'imposture.
EDOUARD
Un parjure, à l'instant qu'il promet avec moi, Sait qu'il doit renoncer à violer sa foi.
HENRI, vivemen t.
Quand même mou retour hasarderoit ma vie, Le bien de me> sujets, leur salut, m'y convie : Si pour eux. dans ce camp je m'expose aujourd hui, Je i'aurois fait pour vous , et je l'ai fait pour lui.
BLANCHE, plus vivement encore.
Je sais trop qu'à vos yux les périls ont des charmes! Et doi-<-je lue flatter d'inspirer par mes larmes Les frayeurs d'une femme au cœur de trois héros? Vous allez vous placer sous le frr des bourreaux! Maître une fois de vous, ce monstre si sauvage Au seul ass.is-inat bornera-t-il sa raye' [à Edouard et du Guesclin, en leur montrant Henri.) Vous le \ errez tous deux lentemeni déchirer, Et nos vaines furours ne poui rout que pleurer. Quoi! Pèdre. pour régiier , n'a besoin que d'un crime, Et vous lui présentez sa dernière victime!
( à Henri. ) !Mais vos destins ici décideront mou sort. Si vous m'y préparez l'horreur de votre mort, A vos veux expirants je réserve la mienne: Il faudra par devoir que ma main vous prévienne; Et je ne servirai, giace à mon seul secours, îii de proie au tyran, ni de prix à vos jours.
EDOUARD
Madame, où vous égare un désespoir extrême?