ACTE II, SCÈNE I. 3H
Votre époux, surprenant sa funeste imprudence, Eût peut-être en son sang assouvi sa veiip,eance. Fayel sait tout sans doute, et ses fougueux éclats, Ses reproches anters que vous n'entendiez pas...
GABRIELLE, l'iutcrrompaïit ^ très tendrement. Dernier prodige, hélas! d'une ardeur si chérie! C'est sa pi-ésence encor qui m'a rendu'la vie.
(à part. ) Tu perds, en me pleurant, ce jour que je te doi; Tu me vis expirante, et tu meurs avant moi !
Mais Fayel...
G A D n I E L L E , t interrompant.
As-tu vu sa jnie impitovable?
Au bruit de cette mort, son triomphe effroyable? Comme il va s'applaudir, à travers ses fureurs, D'avoir pu découvrir la source de mes pleurs!
( (rè^ vivement , à part.) Infortuné Raoul! Ah! douleur qui me tue! Sans cesse de ta mort jouissant à ma vue, Je verrai mon tyran, mon cruel ravisseur. Me reprocher mes maux, dont lui seul est l'auteur! Quoi ! j'outrage Fayel ! Mais m'a-t-il opprimée ? Quel est son crime, enfin , que de m'avoir aimée? Est-ce à moi, qui le hais, d'accuser mon époux? Quand le ciel me punit, quand son juste courroux Vient menlever l'objet de ma flamme infidèle, Ah! sachons nous dompter; mourons moins criminelle 1
(npcmvtint Monlac. ) Mais on entre. Monlac s'avance ici vers moi 1