FAYEL, ALBÉRIC
ALBÉRIC
Des remparts de Dijon d'Armance est revenu, Seijjneur. Raoul respire, et d'Armance l'a vu.
FA YEL.
(à jllbéric, en lui montrant ( à part, avec le plus grand éclat. ) le billet de Raoul, )
O ciel ! Quoi ! ce bilb t !... Ab ' vois leur imposture. ( // donne le billet à Albéric, gui le lit bas. )
398 gabrielle de vergy.
Et je viens de tomber aux pieds de la parjure! J'avois bien pressenti leurs noires trahisons; Mon cœur m'avoit tout dit par ses premiers soupçons. Malgré l'appât flatteur d'une odieuse histoire, Mes doutes obstinés refusoient de la croire... ( reprenant la lettre avec fureur des mains dAlbèric,
après qu'il l'a lue. ) Eh bien ! vante-moi donc leur candeur et leur foi.
ALBÉ me.
Je reste confondu. Raoul est près du roi; Ils sortoient de Dijon. Philippe, à son passage, Veut , aux murs de Vergy , recevoir votre hommage. D'Armance en vains discours ne s'est pas étendu; Ignorant le faux bruit par Monlac répandu , De l'objet de votre ordre instruit par ses yeux même , Pour hâter son retour son zélé étoit extrême. Mais Raoul, un héros !... Il faudroit éclaircir...
FAYEL, C interrompant.
Lui-même, cette fois, m'apprend à le punir. Oui , son billet infâme et m'inspire et me guide... Allons plonger ce fer au sein de la perfide, Et courons aussitôt offx'ir son cœur fumant Aux yeux épouvantés de son indigne amant.
( Il fait quelques pas pour sortir
ALBÉRIC
Seigneur...
FAYELj s arrêtant, à part.
Pourquoi frémir?... Elle est la plus coupable C'est elle qui verra ce spectacle effroyable !