ACTE II, SCENE XII. jîy
LE CHEVALIER
Voilà les gens de son espèce.
Mais ce bel Adonis ne nous est pas coDnu.
LE CHEVALIER
Cest quelque chose... Mais ne peut-il avoir vu, Rencontré dans Paris ta charmante maîtresse? La voir, l'aimer, c'est le fait d'un moment. Il se sera d'abord informé sourdement D'elle, de ses amis, et de ses conuoissances. Du temps qu'elle passoit au château de Clarences, Aura su qu'elle etoit maîtresse de sa mqin,
(^ue j'aspirois à son hymen , Et pouvois me flatter de quelques espérances. Que j'étois un rival que l'on n'écartoit pas : Projets de s'avancer doucement, pas à pas. De s'informer de tout, sans qu'on y prenne garde;
Et de là ce déguisement Qu'un étourdi légèrement hasarde.
Et que Valsain inconséquent Ne manque pas de trouver excellent.
De conséquence en conséquence Vous nous mèneriez loin, et nous feriez trembler.
LE CHEVALIER
Tout cela, j'en conviens, n'est pas d'une évidence Positive, absolue , et qui doive troubler ; C'est peut-être un roman.
VIA RTIION.
Mais plein de vraisemblance.
23o LE JALOUX.
LE CHEVA LIER.
Il faut être prudeut, et non pas ombrageux.
M ARTHON
Oui, VOUS avez raison, et c'est dit tout au mieux:
Discrétion et vigilance.
Enfin que dites-vous de cette femme ?
LE CHEVALIER, en s'en allant brusquement. Rien.
MARTHON.
Mais il court sur ses pas ; c'est répondre assez bien.
( Elle sort aussi. )
Fl^ DU SECOND ACTE.