ACTE I, SCÈNE IX. Sy
s r S A s N E , troublée.
Mon Dieu ! mon Dieu !
LE COMTE, à Bazile.
Elle est saisie. Asseyons-la dans ce fauteuil.
s u s A N N E le repousse vivemen t. Je ne veux pas m'asseoir. Entrer ainsi librement, c'est indigne!
LE COMTE
Nous sommes deux avec toi, ma chère. Il n'y a plus le moindre danger.
EAZILE.
Moi je suis désolé de m'être égayé sur le p^ige, puisque vous l'entendiez: je n'en usois ainsi que pour pénétrer ses sentiments; car au fond...
LE COMTE
Cinquante pistoles, un cheval, et qu'on le renvoie à ses parents.
BAZILE
Monseigneur, pour un badinage?
Un petit libertin que j'ai surpris encore hier avec la fille du jardinier.
BAZILE
Avec Fanchette ?
LE COMTE
Et dans sa chambre.
sus AN NE, outrée.
Où monseigneur avoit sans doute affaire aussi?
LE COMTE , ^aj'eme/jf.
J en aime assez la remarque.
B.VZILE.
Elle est d'un bon augure.
LE COMTE , gaiement.
Mais non; j'allois chercher ton oncle Antonio, mon ivrogne de jardinier, pour lui donner des ordres. Je frappe ;on est long-temps à m'ouvrir ; ta cousine a l'air empêtré : je prends un soupçon, je lui parle, et tout en causant j'examine. Il y avoit derrière la porte une espèce de rideau, de porte-manteau, de je ne sais pas quoi qui couvroit des hardes; sans faire semblant de rien, je vais doucement, doucement lever, ce rideau (^pour imiter le geste il lève la robe du fauteuil)^ et je voi.= ... ( // aperçoit le page. ) .AJi ! . . .