‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 65 sur 265 · ACTE [I, SCENE XX. y · texte numérisé non relu

ACTE [I, SCENE XX. y

accroire à monseigneur, quand il entreroit, que le petit page ctoit dans ce cabinet où je me suis enfermée.

LE COMTE

Qu'as-tu à répondre?

Il n'y a plus rien à cacher, Figaro; le badinage est consommé.

FIGARO, cherchant a deviner.

Le badinage... e^ît consommé?

LE CONTE

Oui, consommé. Que dis-tu là-dessus?

FIGARO

Moi! je dis... que je voudrois bien qu'on eu pût dire autant de mon mariage ; et si vous l'ordonnez...

LE COMTE

Tu conviens donc enfin du billet?

FIGARO

Puisque madame le veut , que Susanne le veut , que vous le voulez vous-même, il faut bien que je le veuille aussi : mais à votre place, en vérité, monseigneur, je ne croirois pas un mot de tout ce que nous vous disons.

LE COMTE

Toujours mentir contre l'évidence! A la fin, ct.la m'irrite.

^jS LE MARIAGE DE FIGARO

LA COMTESSE, en riant.

Eh! ce pau\Te garçon! pourquoi voulez-vous, monsieur, qu'il dise une fois la vérité ? FIGARO, bas, hSusanne.

Je l'avertis de son danger; c'est tout ce qu'un honnête homme peut faire.

s USANTE, bas. As-tu vu le petit page ?

FIGARO, bas.

Encore tout froissé.

s r s A >• >■ E , bas.

Ah ! pécaïre !

LA COMTESSE

Allons, monsieur le comte, ils brûlent de s'unir : leur impatience est naturelle. Entrons pour la cérémonie.

LE COMTE, à part.

Et Marceline, Marcehne... [haut.) Je voudrois être... au moins vêtu.

LA COMTESSE

Pour nos gens! Est-ce que je le suis?

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