SCÈNE V
D'ARVIANE.
C'en est fait; aux chagrins je ne suis plus en proie: Kon, jamais je ne fus si transporté de joie. L'absence est donc un bien ?... Sans elle aurois-je appris Que j'ai touché l'objet dont mon cœnr est épris? 11 falloit me bannir pour savoir qu'elle m'aime. Mais puis-je me flatter de ce bonheur suprême? Que dis-je? S'il est vrai, je l'apprends un peu tard. Pour la première fois, au moment d'un départ. Ce cœur, où jte n'ai vu que de l'indifférence, Me donne tout-à-coup une douce espérance! Pourquoi m'aimeroit-elle? Est-ce une trahison? Auroit-elle employé cet aimable poison Pour me perdre?... Il faut voir. Jla présence fatigue j Contre mes intérêts on trame quelque intrigue ; Rosalie elle-même y pourroit avoir part. Pour nous en éclaircir, retardons raoa départ.