ACTE IV, SCENE V
?iie la connoissez point.
d'à R VI ANE.
Ou réunissez-nous, Ou vous allez me voir mourir à vos genoux.
Que vous êtes pressant !
d'à R VI ANE.
Que vous êtes cruelle!
Votre mère se rend; vous l'emportez sur elle... Ah, mon fils!
d'à R VI ANE.
Quoi ! c'est vous!... Mon cœur est satisfait. Le ciel a fait pour moi le choix que j'aurois fait.
MÉLAMDE.
Hélas! votre destin n'est pas moins déplorable.
O mère la plus tendre et la plus adorable !
mélanide.
Si vous m'aimez autant que je crois l'entrevoir, Ayez donc sur vous-même un peu plus de pouvoir. Vous voyez quel doit être un jour votre partage. Il faut, au fond des cœurs, vous faire un héritage : Leur conquête n'est pas l'ouvrage d'un moment; On les gagne avec peine, on les perd aisément. Mais la douceur attire, et retient sur ses traces L'amitié, la faveur, la fortune et les grâces. La hauteur n'a jamais produit que des malheurs : Je vous laisse y penser, je vais cacher mes pleurs.
I90 MÉLANIDE