‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 14 sur 295 · D'URVAL,CONSTANCE,SOPHIE, FLORINE · texte numérisé non relu

D'URVAL,CONSTANCE,SOPHIE, FLORINE

d'u R V a L , à part.

Voyons un peu l'effet qu'ont produit mes présents.

( haut. } Madame éclate enfin en regrets offensants.

CONSTANCE

D'Urval, vous m'étonnez.

d'u R VAL.

On vient de me l'apprendre.

Cet éclat , je l'avoue , a lieu de me surprendre ; Je ne l'aurois pas cru : malgré tous mes soupçons , Vous m'avez procuré d'assez belles leçons, Qui ne sortiront pas sitôt de ma mémoire.

CONSTANCE, o Sophie.

Je l'avois bien prévu... Monsieur, pouvez-vous croire... Hélas ! c'est un excès où je n'ai point de part... Mais à mon désaveu vous n'avez point d'égard ; Vous allez me haïr... Ah, cruelle Sophie!

- SOPHIE

J eu suis la cause , il faut que je la justifie.

{àdUrval.) Je n'imaginois pas qu'on eût la cruauté De joindre riniustiçe à rinfidélité.

d'urval, à pari.

Ce temps n'est plus.

SOPHIE

Ingrat.

CONSTANCE

Epargnez...

FLOniNE.

Point de grâce.

.^ll! si pour un moment j'étois en votre place...

SOPHIE

Sur quel droit pouvez-vous ici vous retrancher? Vous voulez empêcher un creur de s'épancher; Quand vous le remplissez de fiel et d'amertume, Au plus grand des malheurs il faut qu'il s'accoutume. Et qu'il expire enfin sans pousser un soupir.

CONSTANCE, à Sophie.

Vous me perdez, madame.

D'un VAL, à part.

Il faut lui découvrir...

SOPHIE

Prenez- vous- en à moi, c'est moi qui me suis plainte.

d'cr v AL.

Vous?

s o P II l F..

Oui , je soutïrois trop de la voir si contrainte; Je n'ai pu la laisser dans nu si triste état, .Sans Faire, ea dépit d'elle, un nécessaire éclat :

Page 1