ACTE I, SCÈNE VIL
J'ai vengé sa vertu.
d'drval.
Madame est bonne amie.
SOPHIE
De grâce, épargnez-nous cette froide ironie.
F L o R I N E , avec vivacité.
Quaud inèm.e vous seriez encor mieux son époux, C'est que NOUS devriez Fîlêr un peu plus doux, Et baiser tous les pas par où madame passe; Mais vous n'en Ferez rièïïr """"
CONSTANCE, avec fierté.
Florine, je vous chasse; Sortez.
F L o R I X E , à Constance.
Moi?
d'u r V a L , en ramenant Florine.
Révoquez un arrêt si cruel; 'i
Cette fille vous aime, il est bien naturel, i
(à Florine.) Viens, cet avis mérite une autre récompense; Tiens, prends...
FLORINE, en recevant quelques louis. \
Je n'ai pas cru vous induire en dépense. d'urval, a Constance.
Madame, faites grâce à ses vivacités.
FLORINE, à d'Urval.
Ah! puisque \ous payez si bien vos vérités, Une autre fois j'aurai le reste de la bourse. ( D'Urval la lui donne.)
SOPHIE
La plaisanterie est d'une grande ressource.
d'crval, à Constance^ d'un air plus enjoué. C'est assez... Savez-vous l'étiquette du jour? Car il faut amuser ceux qui vous 'font leur cour.
FLORINS, àpart.
Oui, c'est bien là de quoi madame s'embarrasse!
d'uR V AL.
Vous avez aujourd'hui le plaisir de la chasse, Grande musique ensuite, et bal toute la nuit. Ne déconcertez point le plaisir qui vous suit. Madame; on partira lorsque vous serez prête...
( en la regardant. ) Vous avez un habit convenable à la fête...
CONSTANCE, avcc embarras.
Monsieur...
d'u r V a l , vivement.
Le rendez-vous est au milieu du bois : De là vous pourrez être aulancer, aux abois, Avec cette calèche et ce double attelage Dont vous avez refait enfin votre équipage. Votre écuyer laissoit dépérir votre train ; Même il vous manque encor quelques chevaux de main.
( Constance se trouble., et paraît interdite.) Madame, ce discours semble vous interdire? A ces dépenses-là je ne vois rien à dire : Dépensez hardiment, et vous aurez raison.
F L o R I N E , à part.
Cet époux a pourtant quelque chose de bon.