‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 239 sur 295 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

SAINVILLE

Qui? moi I pour mendier les biens les plus frivoles, J irois de porte en porte encenser des idoles, Et feindre d'adorer l'objet de mes mépris! La plus haute fortune est trop chère à ce prix. Ah, mon père! en effet, quelle erreur est la vôtre! Mon Louheur depend-il d'être au-dessus d'un autre. De briller dans le monde «n peu plus, un peu moins î* Eh bien! mon existence aura moins de témoins. Est-ce un si grand malheur de n'éblouir personne,

De n'avoir que l'éclat que la probité donne?

Quoi qu'il en soit enfin , je serai dans ce cas ;

Et c'est un être heureux qu'on ne connoitra pas :

Oui, cet objet charmant aura la préférence.

Adorable Angélique! ah! quelle différence!

Le ciel a pris plaisir à la former pour moi.

C'en est fait, pour jamais je rentre sous sa loi...

Depuis que j'ai cesse de cultiver sa flamme,

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