SCÈNE III. — Merope, Égisthe, Euryclès, Isménie
iSMi^:ME. Ah! madame, entendez-vous ces cris? Savez-vous bien...
MÉROPE. Quel trouble alarjne les esprits?
Ismknie. Pûlyplion le remporte, et nQs peuples volages
A son ainbilion proilio;ucnl leurs suffrages.
Il est roi, c'en c<L fait.
kgistiiî;. J'avais cru que les dieux
Auraient placé Mérope au rans de ses aïeux.
Dieux: que plus on est grand, plus vos coups sont à craindre!
Errant, abandonné, je suis le tijoins à plaindre.
Tout homme a ses mallieurs. {On emmène Egisthe.) EURVCLÈs à Mérope. Je vous l'avais prédit :
Vous avez trop bravé son offre et son crédit. MÉROPE. Je vois toute l'horreur de ral)irae où nous sommes.
J'ai mal connu les dieux, j'ai mal connu les hommes :
J'en attendais justice, ils (a refusent tous. EURYCLÈs. Permettez que du moins j'assemble autour de vous
Ce peu de nos aaiis qui, dans un tel orage,
Pourraient encor sauver les débris du naufrage.
Et vous mettre à l'abri de nouveaux attentats
D'un maître dangereux, et d'un peuple d'ingrats