SCÈNE IV.— Nanine
Ciol ! est ce un rêve? et puis-je croire encore Quejt» parvienne au comble du bonheur?
Non. ce n'est pas l'excès d'on tel honneur,
Tout grand qu'il Bit, qui me. plaît et me frappe;
A mes regards tant de grandeur échappe.
Mais épouser ce mortel généreux,
l.ui, cet objet de mes timides vœux,
Lui, que j'avais tant craint d'aimer, que j'aime,
Lui, qui m'élève au-dessus de moi-même ;
Je l'aime trop pour pouvoir l'avilir ;
Je devrais... Non, je ne puis plus le fuir ;
Non... Mon état ne saurait se comprendre.
Moi; l'épouser! quel parti dois-je prendre?
Le ciel pourra m'éclairer aujourd'hui;
Dans ma faiblesse il m'envoie un oiipui.
Peut-être même... Allons; il faut écrire,
]1 faut... Par oii commencer, et que dire?
Quelle surprise! Écrivons promptement,
Avant d'oser prendre un engagement. {Elle se met à écrire.)