ACTE IV, SCÈNE I
FUGGER, après s'être incliné profondément, lentement et avec monotonie.
Auguste empereur , vénérables états ! L'un de nos premiers vœux c'est de pouvoir participer à l'avenir à la sainte cène , sous une forme , ou sous deux , selon l'agrément et la croyance de nos cités diverses. Beaucoup d'entre nous, aussi, se refusent de payer plus long -temps les droits d'absolution , parce que, Dieu merci, nous pouvons employer utilement notre argent dans notre propre commerce. De plus, nous espérons qu'à l'avenir, dans chaque ville libre, un noble conseiller veillera avec sévérité à ce que le clergé n'exige que ce qui appartient au service de Dieu , et non pas tous les biens et richesses des citoyens. ( Elevant la voix. ) Nous concluons en recommandant avec instance nos antiques et légitimes privilèges au Seigneur notre Dieu , au saint empire, et à nos bras. {Avec la lenteur et la monotonie précédentes. ) Du reste, pourvu qu'on veuille bien nous laisser en paix , nous nous tiendrons contens et satisfaits, qu'on brûle ou non Luther, selon qu'on le jugera à propos.
LE HÉRAUT, à haute vois.
La seconde voix appartient à l'ordre libre et immédiat du saint empire romain , représenté par l'illustre Charles de Dalberg.
( Charles de Dalherg s'approche de la halus'.rade.) L'EMPEREUR CHARLES, à rélecteur de Saxe.
Les Dalberg ! Je les ai souvent entendu citer avec honneur. Ils exercent leurs privilèges sur les rives du Rhin ?
i8a LUTHER,