‹ Chefs-d'œuvre du théâtre allemandChapitre 105 sur 272 · L'ÉLECTEUR DE SAXE · texte numérisé non relu

L'ÉLECTEUR DE SAXE

Ils les exercent partout oii l'on sent le prix de la valeur, de la justice , et de la vérité.

DALBERG, s'inclinant.

Puissant empereur, vénérables états, à Dieu ne plaise que nous voulions, comme tout à l'heure un estimable état bourgeois, ne nous inquiéter que de notre propre repos : nous pensons , nous , que le docteur Luther est un brave , un digne homme ; loin de nous la témérité de vouloir juger si ce qu'il enseigne est vrai ou faux , surtout dans un moment où le bruit des paroles décide bien moins des choses que le cliquetis des armes ,• mais enfin Luther est tout amour , sa conduite toute force et fidélité. C'est pourquoi nous ne pouvons, en nobles et loyaux chevaliers, l'abandonner avec froideur ; nous devons foi et fidélité à l'homme courageux et bon, tel est notre principe, et nous voulons le suivre.

( Il s'incline et retourne à sa place. ) LE HERAUT, toujours du même ton.

La troisième appartient à l'illustre ban des comtes du saint empire romain , représenté par le très-noble comte de Stollberg-Wernigerode.

STOLLBERG , s'approchant de la balustrade, après s être légèrement incliné.

Sire, et chers seigneurs, nous avons réfléchi mûrement sur la cause de Luther , et nous avons résolu et décidé dans notre esprit, qu'il était dangereux de troubler l'unité de la foi, surtout dans des contrées de peu d'étendue , et de jeter le trouble dans les

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