ACTE IV, SCÈNE
THÉRÈSE
Non. Mais je commence à avoir peur, il va faire nuit.
Quel doux, quel aimable éclat les étoiles jettent autour de nous !
HUBERT, s'approcha ni de The'uhald et montrant son corde chasse
Attends, je vais t'aider.
THÉOBALD
Eh bien ! mets-toi là-bas, où est l'écho. ( Hubert \>a près d'un arbre , dans le fond du théâtre. Théobaldjaisant approcher Thérèse de lui. ) — Toi ici, petit ange.
THÉRÈSE, hésitant.
Je ne puis chanter ce que vous désirez.. .
THÉOBALD
Fais seulement attention à ce que je chanterai, cela ira tout seul, et tu chanteras toi-même, selon tes propres inspirations. ( Hubert accompagne le chant de son cor de chasse, et répète plus doucement les paroles de ceux qui chantent. Théobald , chantant et s' adressant à Thérèse.) « Qu'est-ce qui te remplit le cœur d'un vague et langoureux désir?... Dis-le. »
THÉRÈSE, chantant.
(( L'hyacinthe. »
THÉOBALD
(( Dans l'épaisse obscurité luit cependant d'une lueur
so4 LUTHER,
aimable l'escarboucle rouge et e'clatante enfant
rayonnant des douces nuits du beau mois de mai. »
CATHERINE, avec timidité à Luther.
Croyez- vous aux contes, monsieur?
J'aime à les entendre.
CATHERINE
J'en ai une fois entendu un sur un rayon réfléchi d'un coeur dans un autre.
Les mortels portent chacun leur étoile dans leur propre coeur.
THÉRÈSE, cbantant.
« Qu'est-ce qui te remplit le sein d'une paix ineffable? dis -le. »
THÉOBALD
« C'est l'escarboucle. »
THÉRÈSE
(( L'hyacinthe cependant exhale ses doux parfums à l'aurore matinale ; l'hyacinthe , enfant ailé de l'air et de* la rosée , elle réfléchit dans son sein l'éclat de la lumière céleste. »
CATHERINE, à Lutter.
J'ai un amant, cher monsieur.
Eh bien! aime-le.
CATHERINE
Mais je voudrais savoir si aimer est un péché.