‹ Chefs-d'œuvre du théâtre allemandChapitre 122 sur 272 · ACTE IV, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II

FRANÇOIS, l'interrompant et se désignant lui-même.

Oui , elle a un amant, et qui l'aime avec bien de la tendresse.

Un amour fidèle inspire un amour semblable.

THÉOBALD, chantant.

« Brillante escarboucle, es-tu l'objet de mon ardeur? Oui, tu l'es. »

THÉRÈSE

« Laisse-moi te devancer. »

THÉOBALD

« Eh bien, il faut que je te suive : là où tu rayonnes comme une étoile, je dois briller comme une fleur; je te suis, et ne puis tarder plus long-temps. »

C AT HERINE, du même tou qu'auparavant.

Qu'est-ce donc que l'amour ? et qu'est-ce que la foi?

C'est la vie divine ! c'est par la foi que le chrétien s'élève vers Dieu , c'est du sein de Dieu que découle l'amour.

CATHERINE, s écriant avec joie.

Oh! alors je le connais.

Eh bien, reste-lui fidèle.

THÉRÈSE, chantant.

« Douce hyacinthe , n'es-tu pas l'emblème de la paix ? Oui , tu les. »

THÉOBALD, chantant.

« Je suis à toi; tu es à moi. »

THÉRÈSE

((Et moi aussi, brillante escarboucle, il faut que je te suive, il faut que je réfléchisse dans les espaces supérieurs l'éclat dont tu brilles ici-bas , comme une fleur; toi , doux parfum , moi , paisible rayon de la lune. »

CATHEKINE, à Luther qui est ravi et en extase , en entendant ces chants.

Si l'amour est si ravissant Vous n'entendez

pas.

FRANÇOIS , se levant impe'tueusement.

Adieu.

CATHERINE

Où allez-vous?

FRANÇOIS, avec une fureur qu'il a peine à contenir.

Te faire préparer un gîte.

( Il sort précipitamment. ) LUTHER.

Dieu vous accompagne ! Il est tard , il est temps que je parte aussi.

CATHERINE, se levant ainsi que les autres, dit négligemment à Luther.

N'est-il pas vrai : vous n'aimez pas?

J'aspire après une flamme plus élevée.

THÉOBALD ET THÉRÈSE, chantant ensemble.

« Nobles inspirations de la foi, sublimes efforts des

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