‹ Chefs-d'œuvre du théâtre allemandChapitre 142 sur 272 · ACTE V, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE II

rez donc et vous n'échauffez pas?... Ne m'appelezvous pas ?... (77 se couche et dit ceci presque entièrement endormi. ) Mon père , couvre-moi de tes deux ailes... M'appelez-vous?... je viens,. ..je viens,... je me lève,... il est temps!...

( Il s'endort. On entend dans leloinlain les sons de deux harpes qui se rapprochent peu à peu , et qui annoncent l'apparition des deux anges (Elisabeth , femme de Cotta, et Thérèse ). Ils planent , dans un nuage transparent , sur la tête des deux dormeurs , Elisabeth vers Luther , et The'rèse vers The'obald. Chaut avec accompagnement de harpe. )

ELISABETH et THÉRÈSE, ensemble.

Il dort, l'homme pieux... Nous anges, nous descendons vers lui , et le couvrons de nos ailes brillantes.

ELISABETH

Femme, je conservai la vertu et la pureté, et je fus choisie pour être l'ange gardien de la force et du courage.

THÉRÈSE

Moi, je suis ce que je fus toujours, un enfant choisi pour exercer la puissance de la grâce et de l'amour.

ELISABETH

Au héros de la foi je veux dévoiler l'avenir pour qu'il reconnaisse la sainteté et la puissance du Seigneur.

THÉRÈSE

A mon frère céleste, à l'enfant de la clarté éternelle , je veux divulguer ce que j'ai aperçu au sein de la lumière infinie.

t*34 LUTHER,

( Les deux anges se penchent sur les deux dormeurs , et chaulent ce qui suit , Elisabeth à Luther, Thérèse à Théobald. )

ELISABETH

Dans les flammes qui t'entourent vois la fureur de tes ennemis , mais ton fort protecteur te préservera de leur haine.

THÉRÈSE

Tu as dû télancer de l'espace lumineux pour faire que le majestueux cèdre devînt l'arbre de la vie.

ELISABETH

Sors et prépare-toi au combat : tu obtiendras le triomphe pour lequel tu fus consacré, et tu conduiras encore d'innombrables mortels à la fontaine de la vie.

THÉRÈSE

Tandis que les épines et les ronces s'entrelacent aux myrtes et aux cèdres , tu dois te plonger avec moi dans des flots de tendresse et d'amour.

ELISABETH

Ta bouche , il est vrai , prononcera plus d'un arrêt de mort, mais ils renfermeront les germes de la véritable vie.

THÉRÈSE

Et du sein des tempêtes naîtra une vie pure et nouvelle, et les étoiles feront entendre des concerts harmonieux.

ELISABETH, à The'rèse, montrant Luther.

Fais-lui donc apparaître celle qui est destinée, depuis l'origine des temps, à être sa compagne.

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