ACTE V, SCÈNE III. ^t
FRANÇOIS, criant avec force.
Euphrosine! (Il tire son glaive , et regarde le ciel avec fureur. ) Ciel vengeur !... dois-je...
G AT II E R I N E , avec une grande douleur.
Je ne regrette pas la vie; puisse'-je voir couler mon sang!... mais c'est sur toi que je pleure, malheureux compagnon de ma jeunesse.
FRANÇOIS, saisissant Catherine delà maili gauche, et de la droite levant le glaive.
Réponds-moi,... je t'en conjure,... par tous les saints du ciel ! mais non , ils ne sont que de vains fantômes; je t'en conjure, par la lumière du soleil. {Reculant avec effroi.) Non, sa lumière m'importune ! je t'en conjure, par les ombres de la nuit! {Riant avec fureur. ) Ne ressemblé-je pas moi-même à une nuit profonde? Eh bien ! par ce trait mortel, qui se dirigea sur l'image de saint Sébastien, qui, tout à l'heure, va te percer à toi-même le sein, je te demande!... (// la quitte brusquement et puis détourne ses regaî^ds. ) Mais ne me réponds pas. (Plus doucement. ) Aimes-tu Martin Luther ?
CATHERINE, avec calme et noblesse.
Oui.
UN ICONOCLASTE, se précipitant sur la scène.
C'est maintenant l'instant décisif.