‹ Chefs-d'œuvre du théâtre allemandChapitre 202 sur 272 · DU PROLOGUE · texte numérisé non relu

DU PROLOGUE

Lje prologue est curieux pour l'obscurité. Le style en est si

étrange et le raisonnement si vague que le texte en a désespéré des Allemands que nous avons eu occasion de consulter, et qui se piquaient de bien savoir leur langue. Ce morceau rappelle , aux beautés près , quelques-unes des poésies de Klopstock , qui même en Allemagne ont besoin d'être commentées et interprétées. Nous ne nous flattons pas d'avoir réussi dans notre traduction ; nous pouvons assurer qu'elle est littérale. Pour comprendre au moins le sens général de ce singulier morceau, il faut savoir que Werner , dont l'esprit a constamment séjourné dans les plus hautes régions de la mysticité germanique, venait, lorsqu'il le composa , de se convertir publiquement à la religion catholique , et, qui plus est, de passer sous l'influence de la fameuse baronne de Krudener.

(2) Hclios, nom grec du soleil, et qui signifie ici Apollon, et mystiquement le Christ.

(3) Madame de Krudener , que l'auteur avait connue en Suisse. On a ici un exemple de ce vague si cher aux Allemands, où toutes les idées se confondent , où les choses et les personnes perdent leur vrai caractère. C'est en effet un singulier nom à donner à une prêtresse chrétienne que celui d'Aspasie.

(4) Le sens de ce passage est que lors du retour au catholicisme que souhaite et prédit Werner , cette religion sera épurée des

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