SCÈNE VIL Les précédens, KOLBERT
KOLBERT.
Le messager que j'avais envoyé au-devant de la chasse , est de retour de la foret.
ELVIRE, avec joie.
Le comte est-il avec lui?
KOLBERT.
Le comte,... on ne l'a pas trouvé.
1ER TA, vivement.
On ne l'a pas trouvé ?
KOLBERT.
Depuis une heure , tous les chasseurs sonnent le rappel. Le comte et Holme, son piqueur, n'ont pas rejoint la chasse.
IERTA.
Qu'on allume des flambeaux, que tous les hommes du château parcourent la foret; qu'on selle tous les chevaux. Amenez-en un pour moi.
( Kolbert sort. ) ELVIRE.
Vous voulez....
IERTA.
J'agirai pendant que vous tremblez. Ma présence animera le zèle de nos gens ; loin de mes yeux ils chercheraient leur maître avec moins de courage.
EL VIRE
Je vous suivrai.
IERTA.
\ous ne pourriez supporter l'effort de la tempête; moi-même, je ne m'exposerai pas sans défense à la rigueur de cette nuit.
( Elle passe dans la chambre voisiuc. ) E L V I R E , après un moment de silence.
Je serai morte d'effroi avant d'apprendre si le malheur affreux que m'annonçait cette corde bri-
se'e ( On entend de près des cors de chasse qui
sonnent des airs joyeux. ) Ah! Ierta , entends- tu les fanfares aux portes du château? Leurs sons joyeux marrivent à travers les bruits de l'orage ; elles m'annoncent que le comte est de retour.
I ERTA. Elle rentre couverte d'une pelisse.
C'est bien.