ACTE II, SCÈNE V. /{i
irrésistible m'attire après elle vers le Nord ; je l'ai suivie à travers la France, l'Allemagne; elle a passé devant moi les Belts, et m'a conduit dans vos glaciers.
Ce n'est pas la passion de la vengeance , ce n'est pas la volonté de punir le meurtrier de Carlos, qui pressait ainsi mes pas à travers le monde. Je ne le cherche pas; mon cœur frémit de le rencontrer, et cependant mon esprit suit avidement la lumière, comme l'oeil à moitié éteint suit la clarté du jour. Peut-être je le fuis, peut-être je suis sa trace; son image, que je ne puis comprendre, est incessamment devant moi , tantôt farouche et tantôt sensible; et... (// s'approche du comte.) Expliquez-moi, OErindur, cette contradiction de mon coeur. Quelquefois je voudrais voir sa vie s'échapper avec son sang, d'autres fois je voudrais {avec douceur et presque avec tendresse) lui pardonner.
HUGO, pouvant à peine parler.
Je suis plus mal; je
( Il se tourne vers la porte. ) VA.LÉROS, àOtlo.
Mon enfant, prends une lumière pour le conduire.
(Otlo prend un flambeau ; Elvire, absorbée dans ses pensées, ne remarque rien. Hn^o s'avance vers la porte ; quand Otto s'approche de Lui avec la lumière ,il tombe pai terre sans connaissance.)
OTTO. Ils'c'crie.
Ah!
VA LÉ KO S
Mon Dieu !
ELVIRE, rovcnanl à elle.
Qu'y a-t-il?
OTTO
Le comte !
ELVIRE, se précipitant vers lui.
Je'sus !
OTTO, courant vers la porte.
Au secours! au secours! au secours!