SCÈNE II
VALÉROS, HUGO.
HUGO, avec gravité.
Je vous salue de nouveau , chevalier ; soyez le bienvenu clans ces sombres climats. J'ai ordonné qu'on vous logeât dans ces chambres ; elles sont les plus gaies du château.
VALÉROS.
La gaieté, monsieur le comte, sied mieux sur le visage du maître que sur les murailles de la maison.
HUGO
Les murailles n'ont pas de vie, aussi ne changent-elles pas : le visage de l'homme, mobile comme le temps, reçoit toutes ses couleurs; quand l'homme aura fini de vivre , alors il ne changera plus.
VALÉROS.
Je dois espérer que vous changerez bientôt pour moi; vous ne m'avez pas reçu comme le père de votre ami.
HUGO, vivement.
Parce que vous ne vous êtes pas présenté ainsi. {Avec plus de calme. ) Pourquoi avez-vous rouvert des blessures si profondes et si douloureuses ici {il porte la main sur son cœur), comme dans le cœur d'Elvire ?
VALÉROS.
Je ne devais pas soupçonner qu'elles fussent plus