‹ Chefs-d'œuvre du théâtre allemandChapitre 266 sur 272 · ACTE IV, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VIII

meurtre, demeure sans défense contre les tentations de l'enfer.

EL VIRE, se détournant.

Hélas! tu dévoiles trop clairement ce que j'apercevais à travers un nuage.

HUGO

La colère de Carlos pèse sur moi : aujourd'hui même, je vais le joindre et me réconcilier avec lui...

ELVIRE

Dieu!... sitôt?

HUGO, avec enthousiasme.

Mon âme veut déployer ses ailes , elle veut briser ses entraves. Impatiente de la terre et d'une vie pleine de terreurs, elle veut s'élancer dans les régions delà lumière, où les furies n'oseront me poursuivre, où le repentir obtiendra mon pardon. ( Elvire jette un regard sur la pendule, elle parait avoir pris sa résolution et se dispose à sortir.) Pourquoi me quittes-tu?

ELVIRE, profondément e'raue.

Je vais... embrasser mon fils.

HUGO

Va... Adieu donc.

ELVIRE

Non, pas encore, attends ici. Je reviens avant que la pendule ait sonné.

HUGO

Qu'as-tu donc ?

ELVIRE

Rien.

( Elle s'approche de la porte cl rencontre Ollo. ) Théâtre stl/emand. 3 I

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