‹ Chefs-d'œuvre du théâtre allemandChapitre 268 sur 272 · ACTE IV, SCÈNE IX. 4b · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IX. 4b

n'ai-je pas bien fait ? j'aurais appris plus tard une joyeuse nouvelle.

HUGO

Quoi donc ?

OTTO

J'ai vu passer le chevalier, je l'ai appelé, il s'est approché et m'a appris que tu n'étais pas le comte dOErindur, que tu étais mon oncle, le frère de mon père, que tu avais promis de venir avec ma mère, lui et moi, en Espagne... Est-il vrai que nous partons bientôt?

HUGO

Oui, c'est dans ta patrie que je veux aller... Tous, je l'espère, nous y serons un jour réunis.

OTTO, avec une grande joie.

Oh ! quel bonheur ! hâte-toi , ma mère ! hâte-toi donc de préparer tout ce qu'il faut pour le voyage.

HUGO

Il faut peu de chose pour le voyage ! c'est de sa main chérie que je veux le recevoir.

( Elvire se tourne pour cacher ses larmes. ) OTTO.

Kolbert, ton valet de chambre, est encore levé; je vais lui demander des habits plus légers ; je suis pressé de quitter ces vêtemens, dont le poids importun m'accable.

HUGO

Je ferai comme toi, mon fils.

OTTO

Toi aussi, ma mère, change tes habits, qui , cependant, sont moins pesans que les siens.

ELVIRE

Le crois-tu ?

OTTO

Oui.

HUGO

Mon enfant, puisque tu es éveillé, je peux te charger d'une commission pour Ierta.

Entre avec Kolbert dans mon appartement , cette clef ouvre le bureau qui est dans ma chambre à coucher; tu verras, à gauche, un parchemin auquel est suspendu un large cachet, enfermé dans une boîte. Pour t'assurer que tu ne te trompes pas, tu liras les premières lignes; tu dois y trouver : « La maison d'OErindur, le ferme appui de notre trône, subsistera en dépit de la nature. » (Il s attendrit de plus en plus. ) — Donne ce papier à Ierta,... donne-lui aussi cette clef,... embrasse-la pour moi,... dis-lui de ne pas oublier que j'aimais Kolbert , Holme , et tous mes gens. (// s'efforce de retenir ses larmes. ) — Va te reposer ensuite.

OTTO

J'aurai tout fait à l'instant.

(Il va pour sortir. ) ELVIRE.

Otto ! {Elle s approche de lui et V embrasse tendrement en pleurant.) Oh ! mon enfant!

OTTO

Tu pleures.

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