DON C&AB
Ah 1 don Félix, est-il un homme plus malheureulquèmôi? Comme mes plaisirs se changeât vite en chagrins t.. . tomme mon contentement fait bientôt place à la -tristesse!... J'avais bien raison de craindre que le temps ne me manquât pour savourer à l'aise mon bonheur.
DON HELIX
Eh bien 1 qu'est-ce donc ? que s'est-il passé?... Vous tenriMl jpr- Yenu quelque ennui? '*
DON OÉSAR.
Oui, et un tel ennui, que te ciel ne pouvait pas m'en envoyer un plus grand ; car au moment cru je commençais à vous dire que Violante cédait enfin à ma constance, et qu'elle m'avait écrit qtt* ton père allait demain à un village voisin où il a son bien , et qu'aie me donnerait la nuit suivante entrée dans son jardin, — au moment où j'étais si près de toucher au bonheur, je m'en vois rejeté si loin qu'il ne m'est plus possible û°y arriver, car un millier d'obstacles viennent dWamonèeler devant moi.
don F&JX.
Quoi! sitôt, don César?
Oui, don Félix, vous dont j'envie le sort, puisque vons n'aimez
1 Le mâlltidalgo, qui était primitivement un litre hoforifique, est employé. ici- pour exprimer no gentilhomme vaniteux- et pauvre. £omme la plupart des^ écrivain», français qui ont peint les mœurs espagnoles Tout employé dans eelle acception, nous avons cru devoir le conserver sans le traduire.
* La plaisanterie est dans le texte plus vive et plus gaie , le mot numo , en espagnol* signifiant tout à la foie nsi»/ et nouveau.
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bienvenue, et m'a ordonné de paTtnr à l'instant iceyez sans peine l'embarras où je me trouve : car si
ï» BONHEUR Et MALHEUR DU NOM.
ni ne servez aucune dame 1 . Et pour que voua; connaissiez toute ma disgrâce... •*"
Achevez, don César; tous m'inquiétei.
DON nîsAlU
le duc "a appris que le prince d'Urb in ^taft arrfré en secret à Mi- Nnï, où il rient , j'imagine, prendre le commandement des Groupes de l'Empire contre les Suisses; et comme il est fort de ses amis et son proche parent, il m'envoie avec cette lettre lui présenter son compliment de même. Vous concevez je ne pars point, je m'expose à perdre les (tonnes grâces du duc, et si je pars, je perds f occasion que j'ai le plus souhaitée en ma vie ; d'autant que Violante, ignorant le motif et la nécessité dç cette absence, pourra croire que je veux par là me venger de ses anciens mépris, et reprendra contre mol une haine que l'orguef) blessé ren- - dra cette fois inflexible.
BON FÉLIX
Je n'ai qu'une chose à vous dire; c'est que vous pouvez, sans gaJftD le sache, rester m jusqu'à demain, et que d* Iww chevaux 4p ponte WQfli feront regagner le. temps perdu. ^
... ; .■ > ..don CÉSAR.
. CeJn jeit impo^ble, car lp toc m'a commande* de partir en poste sur-le-nchamp, et dans un voyage de six jours en perdre f)eu,x est beaucoup.
noJïFtfux.
Eh bien! tous pouvez avertir Violante en luj e^prim^nt tous vos regrets. , ,
...-,,. nqNcâsAR.
. Je nuis, «V effet» m/excu^er auprès d'elle; majs tout cela ne me f^n^ra iWl'o*a#on que j'ayais, pour depiain, gr^ce à ^hsenoe (Je ta» p^e.