‹ Chefs d'œuvre du théâtre espagnol (volume 2)Chapitre 26 sur 103 · UN MASQUE · texte numérisé non relu

UN MASQUE

▲liens d'un aulse c$té..

Ifcfcrffcir,

D6*A SffilJffllfA.

Quittons ce quadrille, Flora. • - • ' ' - "

Entre LÏ&tRTK).

LISARD^.

Un moment, masque, s'il vous pftrtfrr j'entends que vous dansiez avec moi.' . » * • • *

oe#A «ràfwj»; Quelle fàcheue* wiiceattwl

FLORA

C'est en Yaia. que^us avons cherché à le fuir. .- -^. . ,-.

DON A SERAFINA

Crois-tu qu'il m'ait reconnue ?

^ FLORA. ' •,,-•

Ne vous en inquiétez pas.

DONA SERAFINA. .■ • »

Quel est doji&eeliiircU .. •-,,>•■

FLORA

C'est sans doute Hamet qui est resté dans la rue.

USARDO.

Ne tous éloignez pas sans me répondre ; vous devez savoir à quoi le masque vous oblige.

DONA 8BRAFINA.

Et vous, tous ne le savez pas. H est vrai qu'un masque a le droit d'adresser la parole à un autre, mais il n'a pu le droit de le forcer à lui répondre.

LI8ARDO.

C'est assez pour moi de savoir que je puis tous parler.

DONA SBRAFINA.

N'est-ce pas, folie de vouloir parler à une personne qui ne veut

pas entendre f

usardo.

Cette folie, je la partage avec beaucoup d'autres.

DONA SBRAFINA.

Eh bien! la danse des fous est allée de ce côté; suivez-la, si vous en êtes.

USARDO.

Je suis fou, il est vrai; mais...

DONA SBRAFINA.

Vous n'avez pas besoin de l'avouer.

USARDO.

Mais ma folie consiste à suivre, poussé par mon étoile, une belle sirène.

DONA SBRAFINA.

Ainsi donc, en me comptant, cela fait deux. Partez donc, beau masque; allez avec Dieu, car il est par trop impertinent de me parler d'une autre femme.

USARDO.

Non pas; je veux me venger sur vous de ses dédains.

■DONA. SBRAFINA.

A cette extravagance je pourrais répondre que quand on se trompe sur la cure c'est qu'on n'est pas bien sûr de sa douleur ; mais j'aime mieux finir là notre conversation ; adieu.

USARDO.

Je prétends vous suivre, car j'entrevois une lueur d'espoir.

DONA SBRAFINA, à part. '

Je ne sais que lui dire. {Haut,) De quel espoir pariez-vous f

USARDO.

C'est que, madame.. •

Lat maaqaea qui s'étalent éloignés reviennent chantant et dansant.

JOUfcNÉÈ I, SCÈNE I?. ' " 8*

les musiciens, chantant.

Cest vous, vous, tous, madame, qui me vengerez de vous'.

LISARDO.

C'est vous seule, madame, qui pouvez alléger mon ennui; et l'on dirait que ce quadrille est venu à mon intention, car lorsque je vous parle de mes sentimens, il vous dit en mon nom : « C'est vous, vous, vous, madame, qui me vengerez de tous. »

Pendant que Lisardo redit ce refrain, les musiciens le répètent en «hantant.

DONA SBRAFINA.

Songez-y, vouloir obstinément me suivre, et me reconnaître, c'est ' m'enlever toutes les garanties du masque; et ainsi ne me forcez pas, je vous prie , à demander aide et secours comme une personne offensée ; car tous ceux qui vont là déguisés s'empresseraient, dans un intérêt commun, de prendre ma, défense.

finirent LIBIO et d'autres homme*.

lisardo, bas, à Libio.

Est-ce toi, Libio ?

LiBio, de même.

C'est moi.

lisardo. 3e serais curieux de savoir, madame, comment tous feriez pour vous délivrer de mol? ♦

DONA SBRAFINA.

Le voici. —«Holà ! masques, empêchez cet homme do me suivre.

LISARDO.

Holà l. inasques, emportez-moi d'ici cette femme, ( .

Llbio et ses compagnons se saisissent de dois Serafina. DONA SERAFINA.

Ah! mon Dieu!... Au secours! Trahison t

libio.

Ne criez pas.

lisardo.

"Emportez-la ou j'ai dit.

FLORA

Est-ce qu'il n'y aura pas quelque désespéré qui m'enlèvera en même temps ?

DONA SBRAFINA.

Avant que vous puissiez m'em porter d'ici..*

LISARDO.

Tenez avec moi.

DONA SBRAFINA.

Vous m'aurez déchirée en lambeaux.

' Vos, vos, vos, sehora, vos, Vos n\e vengartis de «os.

Ces vers sont imités d'une vieille romance espagnole.

90 BONHEUft ET MALHEUR DU NOM.

FLORA

Il faut que je sois bien peu appétissante, puisque personne ne veut de moi.

DONA SERAFINA

ciel! pefsonné fie tient donc an secours d'une femme infortunée!

\m FÉtrt, du déhbri.

C'est une femme «an* {nroiecCion cjbi appelle du Recours. Descends

de cheval, Tris Un.

TRisTAff, dHdehOtÉ.

Je M demande" pas miéut, si l'animal ttftit le péttoèUr*

LISARDO.

XJti'aUetids-tu, Libioî Emporte-la à la tnatstm de campagne.

t)Otik SBRAFINA-

Eh quoi! personne lie tient défendre Une féntttie infortunée?

Entrent DON PEUX et TftfSTAft.

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