CELIO
Eh! seigneur...
Oui, la mort, puisque L(éo«or s'est jouée de «on amour, puisque Léonor s'est mariée à un autre 1 Et cependant il me reste encore au fond du coeur je ne sais quelle vague espérance. En parlant à son époux, elle s'eicusait auprès <fo »e4 de son changement, de son oubli*
<%LfO.
Quelles folies dites-vtito* là; seigneur?.,, elle s'&cusftlt âtec vous?
Oui, il me semble l'entendre encore. Je n'ai pas perd* un «eul mot. Écoute, et tu verras si ses paroles s'adressaient à moi. — « J'ai contracté cet engagement avant que de vous Voir. Vivant ou mort, j'appartenais à vous seul. Je n'armais que votre ombre ; mais c'était votre ombre, et cela me suffisait. Houreuse mille fbîs si je pouvais vous aimer ainsi que mon cœur s'en était flatté!. ma vie eût acquitté par là notre dette commune, malgré tous les périls. Mais lorsque, craintive et tremblante, je veus regarde, si je ne récompense pas un amour si généreux, voici mon excuse : — « Ufaut votas plaindre de vous et non de moi ; car, bien que je vous aie choisi depuis longtemps pour époux, il est impossible que je vous aime autant ç[ue je le dois. » Oui, Celio, c'était à moi , à moi seul que ces paroles s'a-, dressaient. ït puisqu'elle s'est excusée atet sur son inconstance, quand même ma folle espérance ne serait qu'un poison ou un poignard doré, peu m'importe!... Vive Dieu* j'aime mieux que le plaisir me tue que la douleur, et au Ken ie mourir tJHrtatousie , j'aime mieux mourir d^mour... Que ma destinée s'attô^Jmtoe ! le but auquel j'aspire m'enhardit et m'enflamme! Dtft-lt m'en Douter la vie» j'afmerai Léonor!
JOURNÉE DEUXIÈME