DON ALTAÏ
As-tu entendu ce qu'il a dit?
ALCOUZCOUX.
Mol, rien entendu.
DON ALVAR
C'est sans doute une ronde qui parcourt la montagne, et j'ai dû me soustraire à ses yeux. Sont-ils partis ?
ALCOUZCOUX.
Voua pouvoir— voir*
DON ALVAR
Approchons-nous du rempart. (On entend comme le bruit d'une arme à feu. ) Qu'est cela ?
▲lcouzcouz.
Le canon avoir une bouche qui parler bien haut ; mais moi ignorer son langage. .(On entend V explosion de la mine.) Mahomet! protége-moi, et qu'Allah te le rende!
DON ALVAR
On dirait que la terre entière vient d'être ébranlée sur les pôles qui la soutiennent.
don lope, du dehors.
La mine a éclaté. Tous, tous, en avant! à la brèche!
DON ALVAR
Où suis-je, grand Dieu!... Gomment ces montagnes ont-elles pu enfanter ces horribles volcans?
ALCOUZCOUZ.
Moi n'aimer pas ce feu ni cette fumée *.
DON ALVAR
Hélas! quel malheur! quelle affreuse situation!... Déjà la ville est dans la confusion d'une alarme imprévue; de tous côtés des hommes d'armes la parcourent , et peut-être bientôt sera- tel le saccagée, renversée de fond en comble. Serais-je uobje, serais-je amant, si je ne m'élançais point au milieu des flammes, en gravissant- les débris de ces murs ? Qu'au milieu de ce désastre je puisse sauver la belle Maléca, peu m'importe ensuite la ruine de Galère et celle du monde entier I
Il sort.
ALOODZCOOZ.
Moi n'être ni noble ni amant, si dans cette bagarre moi ne pas sauver Zara. Mais c'est un petit malheur de n'être ni amant ni noble. Moi d'abord sauver ma peau, et ensuite tant pis pour Galère et pour Zara I
Il fort.