‹ Chefs d'œuvre du théâtre espagnol (volume 2)Chapitre 98 sur 103 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Le pare.

Entrent FRÉDÉRIC et HÉLÈNE.

HRLJBNB.

Eh bien ! que lui a-t-elle dit %

Qu'elle était l'infante Marguerite, et qu'attirée vers lui par la remm** *M* tf|«ta & ion b*ifbviï cow«te ft elle, wuUtit , tawant

la colère du roi, le rendre à la liberté ; qu'un cheval rapide l'attendait à la porte de la tour, qu'il n'avait qu'à s'élancer dessus, et qu'il serait bientôt hors de l'atteinte de ses ennemis. À quoi il a répondu qu'il était sensible à tant de bontés, qu'il en conserverait une éternelle reconnaissance; mais qu'en. entrant en prison il avait fait serment de ne point chercher à s'évader, et qu'il youlait tenir parole.

hélkne.

Vous avez écouté avec attention ?

J'ai été présent à tout ce qui s'est dit, et j'ai tout entendu aussi distinctement que si j'avais parlé moi-même. Si elle vous rapporte la chose autrement, que votre altesse n'y ajoute aucune foi.

HÉLÈNE

Elle vient. Prenez garde d'être vu par elle.

FRÉDÉRIC

Que le ciel fasse réussir votre projet 1

Il tort.

Entrent L'INFANTE el SÉRAPHINS.

l'infante.

Oui, Séraphine, le roi mon père va venir à Miraflor pour voir où en est ma tristesse, et j'attends de toi ce que je t'ai demandé, c'està-dire j'attends que tu instruises mon père de mes vrais sentimens; cela est pour moi de la dernière importance.

SÉRAPHINS

J'obéirai, madame. — Eussé-je dû mourir mille fois, jamais je n'aurais révélé votre secret, et à présent je ne le dis que parce que vous l'exigez. [À part.) Ma foU c'est assez beau d'avoir gardé le silence aussi long-temps !

BHetoru HÉLÈNE.

Eh quoi! vous êtes seule, ma cousine?

l'infante.

Oui, charmante Hélène; j'essaye de me distraire ainsi des ennuis qui m'accablent. L'amour est un philosophe dégoûté du monde qui cherche la solitude.

HÉLÈNE

Nous nous sommes promis de nous faire à la première occasion nos confidences mutuelles.

Eh bien ! si vous le permettez, je commencerai, car je n'en ai que pour un moment.

HÉLÈNE

Je vous écoute de toute mon attention.

l'infantb.

Suria renommée du prince Frédéric, j'ai éprouvé le plus vif désir

é de voir par moi-même s'il était traité dans sa prison d'une manière

il conforme à sa naissance et à son mérite ; c'est pour cela que je suis

j venue, et en entrant je me suis présentée comme la femme du gou-

i verneur. Que vous dirai-je? je l'ai trouvé si spirituel et si aimable,

i que cette visite a décidé de mon sort.

| HÉLÈNE

Vous seule, ma cousine, lui avez trouvé cet esprit si rare, cette amabilité merveilleuse. A moi, au contraire, on m'a conté de lui des actes qui annoncent un rustre grossier.

l'infante.

On vous aura trompée :. Frédéric est aussi remarquable par ses qualités morales et par ses manières que par son courage intrépide. C'est ainsi que la renommée le représente, et c'est ainsi qu'il m'est apparu,— pourvu toutefois que nous parlions toutes deux du véritable Frédéric.

hèlbnb.

Je ne veux pas disputer avec vous ; car» de mon coté, je le confesse, je ne suis pas plus raisonnable. Vous aimez, vous, un homme mal appris ; moi, j'aime un homme d'une humble condition. Le gouverneur que vous avez vu...

l'infante , à part.

Ciel! que viens-je d'entendre?

hélkne, à part.

Elle paraît toute étonnée.

l'infante , à part.

Je n'ai pu cacher mon émotion. — {Haut.) Achevez donc, je vous prie.

HÉLÈNE

Vous me méprisez , je le vois ; mais enfin cet amour, du moins, peut s'avouer. Eh bien ! oui, cet homme que j'ai vu arriver à mes pieds, malheureux et blessé, cet homme s'est emparé de mon cœur.

l'infante.

Taisez-vous, Hélène; cela est honteux; n'achevés pas!

HÉLÈNE

Moi, du moins, comme je vous le disais, je ne me suis pas oubliée au point d'aller le voir dans la prison, bien qu'il en soit le gouverneur. J'aime, mais je ne me suis point déclarée ; car je sais ce que je dois à ma réputation, je sais souffrir et me taire. Et bien que mon amour ne soit pas moins désintéressé que le vôtre, je ne me suis pas avancée jusqu'à lui offrir un cheval et de l'argent... Mais en voilà assez. Dieu vous garde !

Bile sort.

l'infante.

Comment ai-je pu ne pas me trahir ? Comment ai-je pu me commander de la prudence? Comment ai-je pu rester maltresse de moimême, alors que tout mon cœur est ému, alors que toute mon âme

3tf LE GEOLIER DE SOIJftME.

est soûle?*»?.,. jalousie! est*ee dopp là mi puissance»... Tetl ombre seule a bouleversé tout mon être; qui serait-oe donc « je] t'avais vue towmtmel

Batre FRÉDÉRIC.

FRÉDÉRIC

J'attendais qu'Hélène se fut retirée pour mç présenter devant vous, et yous rendre la vie que vous m'avez. doPUTOi Jtt fU»» " c ~ vous voir.

l'infantb.

Et moi aussi, perfide que tous êtes, je yous attendais avec une impatience au moins égale, pour tous dire ce que 'mou ççBur pens? I lie vous.

PÉLÈNE parait derrière )a Uç^T»e.

FRÉDÉRIC

Que signifie ce langage?

l'infant*.

Voire trahison et votre outrage, ma douleur 9t n>â jalousie,

UÉLJtiui, 4 perf, Marguerite, désapprouvant mon amour, va aana doufta an parlff au gouverneur; et je viens, agitas f)# mille craintes, pour voir ce qu'elle en pense. — Pendant leur entretien» arbre* verdoya**, cachez-moi à tous les yeui.

FRÉDÉRIC

J'ai beau réfléchir, madame, jo QQ yous comprends pas. — Ed quoi yous ai-je trahie? En quoi ai-je excité votre jîiouaie?,,. fraye* le bien, si j'avais pu vous tromper et me rendre coupable eavflp vous d'une offense, j'en mourrais de remords.

I/ibfantb.

Amant ingrat, indigne chevalier, telle était doue votre oonstaRstl Yous pûuviex, disiea-vous, rester ici sans être reconnu i voua ne ¥W liez pas vous éloigner?... C'était pour Hélène! ce n'était pas pou moi !... Vquj vouliei mourir, si yous étiez coupable f Ruine Il fu plus que voua, et vous avez en effet mérité mille morta !

ERÉUÉWCU

Qui» je mourrai ; car votre colère tue comme votre arnour fai vivre. Mais comment vous ai-je offensée, moi qu>VQi|s adore? Qu« crime ai-je commis envers vous, moi qui ne respire que, pqur vous

l'infante.

Toutes ces protestations couvrent mal votra Pfu$dift t N'aime?

vous pas ma cousine Hélène? N'est-ce P&4 PO^F rtlo QUO voue ôt< demeuré? N'est-ce pas pour elle que vous cachez votre nom et voti rang, et que vous avez accepté d'humbles fonctions?... Eh bîei soiti mais du. moins ne cherchez pas à me tromper davantagi laissez-moi le plaisir de me plaindre et de vous-eiprimer mon ep nion sur une trahison aussi indigne.

$ FEÉIHÉHIO.

li Un moment, de grâce i un moment!. m Veuilles; tn'éeouter, et ensuite disposez de ma vie.

L'iNPAlfn.

Croyez-vous donc pouvoir vous justifier?

I Oui eer tes, je le oui*

Plaise à Dieu i ' ''"".

Hélène , à part.

Écoutons.

Fiufosnic.

Moi, j'aime votre cousine?... c'est pour elle que je suis (1er meure?... Comment avez-vous pu concevoir une telle pensée?... ^. - Que la foudre du ciel m'écrase à l'instant, si dema vie j'ai dit è ' Hélène un seul mot qui ne fût d'un serviteur courtois et reconnaissant ; mais voilà tout ! Et ne lui devais-je pas cela, quand je songe que grâce à elle j'ai vaincu une étoile ennemie ; quand je songe que grâce à elle je puis vous voir et tous parier sans que j'aie à redouter votre père !

sntLBNS* à part.

Qu'en tends-je ? c'est moi qui le sers dans ses amours! Mais écoutons en silence pour savoir le reste.

frAÉbitUfl.

Le soleil est-il jaloux d'un (te ses rayons? Le printemps est-il jaloux d'une fleur ? La mér ëst-ellé jalousé d'un ruisseau ? Le ciel est-il jaloux d'une étoile?... Comment donc redouteriez- vous Hélène, toute belle et toute charmante qu'elle est?. a Je vois en elle une étoile brillante, un ruisseau aimable» une fleur gracieuse, un rayon lumineux; mais je vois en vous tous le» charmes du soleil, du printemps, de la mer et du ciel !

hélèNë , à part.

La cofflpafâtsôii n'est pas trop flatteuse pour flML. "

FRÉbÉRIC.

Allons, de grâce, rendez la vie à un infortuné ; revenons à notre projet, et continuons cette feinte jusqu'à ce que tant de peines soient finies.

l'infàntê.

Je le veux bien , tout en étant persuadée que vous lue trompez. Mais quand on aime, on croit au mensonge comme a la vérité, et je ne vous aimerais pas si je ne vous croyais pas *. Eh bien ! je vais

'Nous «yods traduit exactement :

Con saber que me énganas Quiero créer te al /in, pbrijfae Hb fuera ÈMant» &iéh Hionja* a» crtyerw, tff., «ta* «ta.

feindre d'aimer ce mitre, pendant que j'éprouverai une vériuUt jalousie de vos relation! avec cette coquette.

hélenb, à part.

Tous deux font à qui mieux mieux mon éloge*

l'infante.

Songei-y, Frédéric, je vous aime à tel point» que pour vous je renoncerais au trône de l'univers, et que j'â&Bffflb mieux vivre ira vous dans une condition obscure. Mais, je vous em supplie, éparaa ma tendresse, et ne donnez point de prétexte à me jalousie.

FRÉDÉRIC

Vous m'avez offensé en doutant de moi.

l'infante.

Je souffrais , j'étais éperdue.

FRÉDÉRIC

Vos soupçons étaient injustes.

l'infanti.

Je n'en mourais pas moins.

FRÉDÉRIC

Enfin, vous me pardonnex?

l'infant?.

Il le faut bien ; ear avec vos paroles vous m'avex de nouveau mcbantée.

FRÉDÉRIC

Croire que je pouvais vous préférer Hélène !

Ob ! ne prononces plus ce nom ; il me fait mal.

FRÉDÉRIC

Eh bien ! il ne sortira plus de ma bouche.

l'infante.

Vous me le promettez? Adieu.

FRÉDÉRIC

Ah! combien l'on a raison de dire que l'amour est aveugle, puisqu'il méconnaît ceux qui lui sont le plus dévoués.

Entre HÉLÈNE.

HÉLÈNE

C'est bien, seigneur cavalier! vous faites aux dames de belles pro messes, et je suis curieuse de vous les voir tenir! — Eh quoi!... gentilhomme ingrat, hôte sans cœur, la protection que je vous ai donnée, la bienveillance avec laquelle je vous ai traité, méritaientelles de vous une pareille récompense?

Frédéric, ci part,

ciel ! n'avais-je pas assez de tant de peines et d'ennuis !

HÉLÈNE

Ah! lorsque je vous ai accueilli pauvre et blessé, lorsque je vous

ai accordé un asile où vous fussiez à l'abri des rigueurs du sort, je n'aurais pas cru qu'un jour vous dussiez payer mes bontés de tant d'ingratitude? Pourquoi, après avoir excité ma compassion sous un nom emprunté, m'offensez-vous comme cavalier? Pourquoi, aimant l'infante, vous étes-vous joué de moi? Je sais qu'elle est tout à la fois le soleil et la mer* ft- printemps et le ciel ; mais ce n'était pas une raison pour vows «induire aussi mal à mon égard... Mais, sachez-Ie du moins, je me vengerai de ces indignités, je me vengerai avec éclat. Le roi saura ce qui se passe !

Charmante Hélène, daignez m'en tendre.

HÉLÈNE

Comment osez-vous prononcer mon nom?... Ne craignez-vous pas qu'il blesse votre bouche? N'avez -vous pas peur d'affliger l'infante?

FRÉDÉRIC

Daignez m'entendre, madame, au nom du ciel ; et ensuite ordonnez de moi ce que vous voudrez ; je mets à vos pieds mon honneur et ma vie ! — Je suis un cavalier de la suite du prince Frédéric, qui est venu ici dans l'espoir de se faire aimer de l'infante. Lorsqu'il fut arrêté, je parvins à m'échapper, en laissant mes vêtemens dam la forêt ; vous pouvez vous le rappeler, le jour où je me présentai devant vous, ce fut le jour même de son arrestation. Depuis, vous l'avez remis en mes mains. Et permettez-moi de le dire, car cela vous prouve ma fidélité et mon dévouement, - bien qu'il soit mon maître et mon prince, je l'ai gardé ayec un soin sans égal, veillant à ce qu'il ne s'éloignât jamais de moi. Enfin je l'ai gardé comme si moi-même j'eusse été avec lui prisonnier. — Si doue j'ai rempli mon devoir en serviteur loyal et fidèle, de quoi pouvez-vous vous plaindre t et si je, ne vous rends point d'hommage, ne suis-je pas pour vous un pauvre marchand? — Quoi qu'il en soit, je vous ai voué au fond du cœur une reconnaissance infinie de vos bontés ; mais je ne puis pas vous la témoigner, lorsque je me donne pour le prince de Mantoue et l'adorateur de Marguerite.

HÉLÈNE

Ce que vous dites là ne saurait vous justifier ; car enfin vous avez manqué de franchise à mon égard, — vous m'avez trompée.

FRÉDÉRIC

De grâce, Hélène...

HÉLÈNE

Ne m'appelez pas par mon nom.

Hélas ! voici le roi. Songez-y bien , si tous dites un mot, je suis mort.

HÉLÈNE

Eh bien ! que la jalousie tue celui qui fait mourir de jalousie !

396 ht GEOLIER DE SOI-MÊME.

FRÉDÉRIC

Quoi ! décidément vous voulez ma perte ?

HÉLÈNE

Oui 1 et ce n'est pas assez pour punir toi mépris.

FRÉDÉRIC

Eh bien ! puisque rien ne peut toucher votre cœur, je vous lin

H ion HÉLÈNE.

11 a beau fuir, il ne m'échappera pas. On ne sait pas jusqu'oa| atteindre la vengeance d'une femme offensée.

Entrent LE ROI et SÉRAPHINS.

SÉRAPHINS

Daignez, sire, soulager ses ennuis.

LE ROI

Je suis combattu entre deux senti m en s contraires : je voudrai d'un côté punir le meurtrier de don Pèdre, et de l'autre je mdrais sauver ma fille.

HÉLÈNE

Sire, daignez m' écouter. 11 est bon que vous connaissiez toute Fé- 1 tendue de votre malheur, et quel est l'amour de l'Infante.

LE ROI

Je sais, Hélène, tout ce que vous pourries me dire , et ce qoe -vous pourriez me dire n'aurait d'autre résultat que de m'affliger inutilement. Je sais que, sans égard pour moi, Marguerite s'est épris d'un traître.

HÉLÈNE

Eh bien! puisque vous savez tout, remédiez au mal. Il en est temps, ne tardez pas. Souffrirez- vous que l'infante épouse un traître. un meurtrier, alors que mon sang, — qui est aussi le vôtre, — demande vengeance ?

Elle tort.

LE ROI

Grand Dieu ! quelle situation délicate ! comment satisfaire « même temps à Marguerite et à Hélène? comment les contenter toutes deux, lorsque l'une désire sa vie , et que l'autre sollicite u mort?... Mais faisons droit à la demande de Marguerite ; ainsi l'exige le bien de mon royaume. Le ressentiment d'Hélène se calmera peu il peu.

Entre LE CAPITAINE.

LE CAPITAINE

Apprenez, seigneur, ce qui se passe. L'infant Edouard de Sicile marche aujourd'hui sur Naples à la tète d'une nombreuse armée, et tout son royaume est prêt à le suivre. Il a juré de délivrer le prince son frère.

LE ROI

La colère et l'orgueil m'engageraient à repousser la force par la force ; mais ii vaut mieux suivre les inspirations de la prudence, et je vais te confier nies intentions. L'infante Marguerite, — ainsi Ta -voulu le ciel pour mon malheur, — l'infante Marguerite aime Fré-

n déric, et de là est venue cette profonde mélancolie qui a mis sa vie

en danger... Je tiens cela d'Hélène et de Séraphine, et je le savais

'd'ailleurs d'une manière positive... Mon projet serait donc de les

p marier.

LE CAPITAINE

Sire...

LE ROI

Une seule chose m'arrête... c'est que je crains que Ton ne blâme oe mariage à cause de l'état déplorable dans lequel se trouve la raison du prince Frédéric.

(l ; LE CAPITAINE.

J| Désabusez-vous : ce sont ses chagrins qui l'ont mis en cet état. Une fois qu'il sera libre, il recouvrera aussitôt sa santé et sou bon sens.

LE ROI

^ Je l'espère. — Mais avant de lui donner la main de l'infante, il gl faut que je fasse une épreuve. Justement voici Marguerite.

Enlre L'INFANTE.

La princesse paratt bien triste.

le roi. , Eh bien! mon enfant, comment va ta mélancolie?

l'infante.

Hélas ! toujours la même, et comme mes pleurs vous l'indiquent, la joie ne peut plus rentrer dans mon cœur.

le roi.

J'attends de toi un service.

l'infante.

Quel est-il ?

LE ROI

Je crains beaucoup que cette prison ne soit fatale au prince Frédéric. Or, s'il venait à mourir, ne pourrait-on pas croire que j'ai moi-même hâté son trépas? Que ne dirait-on pas en Sicile?

l'infante.

Eh bien! qu'ordonnez-vous?

LE ROI

Si tu le voyais aujourd'hui, cela lui rendrait un peu de courage; sa santé et son esprit s'en trouveraient également bien. — 11 faut que tu le voies. Je t'accompagnerai.

l'infante.

Je vous obéirai, sire.

lb roi, à part.

Elle t bien file consenti , et je vois dans tés yeux qu'elle et a toute heureuse. Mais ne nous trahissons pas.

l'ixfasts , àpvrt.

Une fois que mon père m'aura vue en présence de celui que j'ii* il ne pourra plus s'opposer à mon mariage.

Ut

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