‹ Chefs d'œuvre du théâtre espagnolChapitre 19 sur 113 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Une rue d'Ocafta, la naît.

Entrent LISARDO et DON FÉLIX.

DON FÉLIX

En vérité, votre aventure m'a fort réjoui. Je n'en connais pas de plus curieuse.

LISARDO.

Voila l'essentiel, don Félix. J'ai passé sous silence mille petits détails, de peur de vous ennuyer.— Et maintenant, adieu. On m'attend; c'est l'heure.

DON FÉLIX

Un moment, s'il vous platt. Vous me dites que vous allez voir une dame dans la maison de laquelle vous avez été déjà en péril, et vous me dites de vous laisser ! ce sont deui choses qui ne vont pas ensemble, mon cher* Je ne suis pas de cet amis qui se contentent du

rôle commode de confident. Ce n'est pas par des paroles, selon moi, c'est par des actes que l'amitié se prouve... Allez à vos amours, à la bonne heure; mais souffrez que moi, pendant ce temps, je me tienne en sentinelle dans la rue jusqu'au jour.

LISARDO.

Ce serait mal i moi, don Félix, de me refuser à ce témoignage d'amitié.

Entre CALABAZAS; il fait les mines d'un homme qui cherchée voir sans

être ru.

calabazas, à part.

Si je pouvais voir ce qu'ils disent comme je vois où ils vont, je verrais en même temps et où ils vont et ce qu'ils disent. — Approchons.

LISARDO.

N'avez-vous rien entendu ?

DON FEUX

C'est un homme, si je ne me trompe, qui s'en vient derrière nous.

LISARDO.

Dégainons. — Qui va là ?

DON FÉLIX

Qui va là?

CALABAZAS.

Personne à présent; car je ne vais pas, puisque je m'arrête.

DON FEUX

Qui êtes-vous?

CALABAZAS.

Un homme de bien.

LISARDO.

En ce cas, passez.

CALABAZAS.

Et si je ne veux point passer, moi?

DON FELIX

Alors, flamberge au vent !

Tuons-le.

CALABAZAS.

Non, monseigneur, ne me tuez pas, au nom du ciel ! Je suis Calabazas.

DON FÉLIX

Qui es-tu ?

CALABAZAS.

Calabazas.

LISARDO.

Qu'est-ce que cela signifie?

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lie! mtl

Cfst U q«'«a i m* a Oui.

C'est avec elle foe im

cherchait?

Oui.

Où est donc sa maûoa T

Tenez, la Toila.

Olle-la, dites-vous?

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•Fi; tîî«

m r<ux.

USABDO.

DOS FÉLIX

LISARDO.

Celle-là même.

DON FÉLIX

Prenez garde! comme la nuit est très-obscure, plus obscure qu'à l'ordinaire, puisqu'il n'y a pas de lune... il peut se faire que vous vous trompiez.

LISARDO.

Je ne me trompe nullement. Voici la fenêtre à laquelle je dois frapper, et l'on m'ouvrira cette porte.

calabazas, à part.

Boni je sais la maison.

don Félix i à part, La fetiétre! la porte !... Hélas! que le ciel me protège!... C'est la maison de Laura, cette maison deui fois perfide.

LISARDO.

Retirez-vous un peu, que je fasse le signal.

Il fait le signal.

DON FÉLIX

Vous me disiez, je crois, tout à l'heure, si j'ai bien entendu, que la dame qui vous attend est la même qui était cachée ce matin dans le cabinet?

LISARDO.

C'est juste.

DON FÉLIX

Et que l'autre qui est venue...

LISARDO.

Silence ! on ouvre la fenêtre.

CELIA parait à la fenêtre.

CELIA

Tst! tst!

LISARDO.

On m'appelle.

celia, à voix batte Est-ce vous, Lisardo?

LISARDO.

Oui, c'est moi.

don Félix, à parte C'est la voix de Celia.

CELIA

Un moment !... Je vais ouvrir.

Celia se retire.

LISARDO.

C'est la suivante qui vient de me parler; elle me disait qu'elle venait m'ouvrir.

DON FÉLIX

Ayant qu'elle vous ouvre, un mot.

CBLLk t ouvrant la porté.

Tst! tst!

UUAOO.

Adieu.

Mm rim.

Cette dame de ce mâtin...

USAftDO.

adieu.

DO!f Feux.

Dites-moi auparavant. Cette dame...

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