‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 107 sur 292 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les mêmes , ATABALIPA , PAUMA.

ATABALIPÀ.

De combien 'de passions opposées mon âme n'estelle pas combattue! quel penchant m'engage à recevoir comme de solides vérités ces mystères que m'annoncent des mortels ! Leur Dieu m'accable ; je veux m'instruire davantage j je formerai une alliance avec leur monarque. Des liens sacrée vont unir pour jamais les deux empires. Mes chers enfans, vous serez heureux : une noiivelle lumière éclaire la patrie bien-aimée ; la voix d'un Dieu puissant se fait entendre.

OSCAR

Malheureux^ dont les yeux sont fascinés^ quand tu plonges dans l'abîme des plus fatales disgrâces ta famille , tu parles de jours prospères au milieu d'un pays esclave. Qu'espères-tu de ce Dieu que t'ont annoncé des bouches insolentes ? des monstres infidèles à leurs paroles ? Qui ne nourrit son âme que de vices affreux n'a point dans le cœur l'amour de la Divinité I Sais-tu quels Sont les dieux que ces êtres cruels adorent sans cesse? ce sont la cupidité, l'imposture, la noire trahison. Pourquoi veux-tu abandonner l'ancien dieu de nos heureux pères? Me

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