‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 113 sur 292 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Une salle.

ATABALIPA seul.

Douce et charmante paix qui as déjà fui loin de njon âme, serait-il possible que tu Tinsses encore dorer mes jours; que mon empire, assujetti- aux destins, pût être heureux, et s'agrandir par les efforts de ces êtres qui répandent la terreur. ..? Ah ! non , cette flatteuse espérance s'est dissipée ; et ils veulent entretenir de funestes illusions le peu de jours qui me restent d'une misérable existence. Ces mortels sévères ont déjà fixé le sort du Pérou : les conditions auxquelles Pizarre prétend s'allier avec moi seront bien dures.... Oscar, tu as fait pénétrer dans le fond de mon âme le venin de l'horrible prétention. Quel que soit cependant le chagrin que m'a préparé le destin, mon cœur, qui es* time par-dessus tout l'honneur et la vérité, sera toujours vertueux au milieu des disgrâces. Le trône ^ la vie, deviendraient trop pesans, si des crimes honteux devenaient indispensables pour les soutenir. Pizarre arrive : le voile qui cache cette énigme fatale va se déchirer.

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